Au dialogue social, la CGEM affiche sa fermeté
Le second round du dialogue social sur le secteur privé est marqué par la position de la CGEM qui affiche une position d’une grande fermeté.
La commission tripartite syndicats-patronat-gouvernement, a repris lundi matin 16 mars ses travaux. Pour ce second round, la première réunion a vu la participation de l’UMT, de la CDT et de la FDT-Azzouzi.
Les syndicats étaient dans leur rôle et ont exposé des revendications connues et toutes basées sur une amélioration des revenus : hausse des salaires et des allocations familles, et/ou baisse de l’impôt sur le revenu.
La CGEM a pour sa part exprimé une position de fermeté totale: “aucune discussion sur les revenus ne peut être acceptée dans ce cadre tripartite, ce sont des questions qui relèvent des relations entre les syndicats et le gouvernement“, nous rapporte une source autorisée de la confédération patronale.
Par contre, la CGEM a insisté sur la compétitivité des entreprises, sur les grèves et sur la flexibilité de l’emploi.
Le ministre du jour, Abdessalam Seddiki, a demandé une semaine de délai pour consulter le gouvernement. Médias 24 a appris que le gouvernement ne compte pas instaurer une nouvelle hausse du SMIG, selon une source gouvernementale autorisée.
Au cours du 1er round tenu lundi 9 mars, le patronat avait déjà insisté sur les quatre points suivants :
La CGEM insiste sur le traitement de 4 dossiers dans le cadre de cette commission du secteur privé :
-Réviser la loi qui réglemente le droit de grève. (Ex : les grèves sauvages qui impactent négativement l’activité économique des entreprises marocaines et étrangères). La CGEM a déposé une proposition dans ce sens même si les syndicats sont pour l’instant contre.
-Le patronat réclame une loi pour réglementer les organisations syndicales. Sur un total de 35 syndicats, seuls 5 sont des interlocuteurs crédibles de la CGEM et les autres sont inorganisés.
-Amendements du code du travail : La CGEM a édité un guide pratique sur les points qui lui posent problème. L’exemple le plus important est le «cumul injuste et pénalisant des indemnités» (chômage et licenciement) en cas de conflit employeur-employé.
-Nécessaire révision du coût du travail pour être plus compétitif à l’international : La CGEM réclame la baisse des charges salariales, des impôts et l’instauration d’une TVA sociale.