Qui sont les ministres marocains les plus connus?
Le plus apprécié, le plus digne de confiance, le plus connu… Le baromètre Averty/Tizi dresse la liste des membres du gouvernement appréciés des Marocains.
Benkirane est largement apprécié des Marocains, Akhannouch est le ministre qui inspire le plus confiance aux Marocains, Louafa celui ayant la plus forte notoriété…Telles sont les conclusions du 4e baromètre réalisé par Tariq Ibnou Ziyad Initiative (Tizi) en partenariat avec le site d’enquêtes et de sondages d’opinion Averty Market Research & Intelligence, couvrant la période allant de juillet 2014 à janvier 2015.
Dans le détail, 62% des Marocains sondés font désormais confiance au Chef de gouvernement, contre 11% six mois plus tôt. Ce bond remarquable est lié aux mesures populaires prises par Benkirane, comme l'aide aux veuves ou la baisse effective des prix de plusieurs médicaments.
Au palmarès des personnalités, l’actuel ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch est le ministre qui inspire le plus confiance aux Marocains (7,2/10). Il est suivi du ministre de la Santé Lhoucine Louardi (6,8/10), qui aurait pu voir sa cote de confiance en berne si le sondage avait été réalisé après la polémique sur l’avortement. On retrouve ensuite la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères Mbarka Bouaida (6,7/10), le ministre de la Justice Mostafa Ramid (6,3/10) et le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy (6,2/10).
Des ministres qui peinent à convaincre
La situation de l’échiquier politique reste néanmoins paradoxale, car là où le Chef de gouvernement et une poignée de ministres affichent une courbe de confiance largement positive, d’autres peinent à inspirer la confiance des Marocains. C’est le cas de Mohand Laenser (4,2/10), Mohamed Abbou (3,8/10), Anis Birou (3,8/10), Mohamed Moubdii (3,5/10) et surtout Abdelaâdim El Guerrouj (3,2/10), ministre délégué auprès du ministre de l'Education, dont la cote de popularité n'est pas au beau fixe, sans doute en raison des scandales qui ont entaché l’exercice de ses fonctions.

Tout aussi remarquable, la cote de confiance très élevée du défunt ministre Abdellah Baha (7.5/10, en hausse de 54%). L’ancien ministre de la Jeunesse et des sports Mohamed Ouzzine affiche la plus faible cote de confiance (2.4/10 en baisse de 50%). Les ministres faisant l’objet de la plus forte progression sont Charki Draiss (+36%), Salaheddine Mezouar (+32%) et Mamoun Bouhadhoud (+28%).
Louafa bénéficie d’une très forte notoriété
Les ministres ayant la plus forte notoriété sont Mohamed Louafa (81% de notoriété), Mustapha El Khalfi (76%), Aziz Rabbah (75%) Lhoucine Louardi (75%) et Nabil Benabdellah (74%). Charafate Afailal fait preuve de la plus grande progression en termes de notoriété (passant de 24% à 33%) et Ahmed Taoufiq de la plus forte baisse de notoriété (de 73% à 48%).

Les ministres les moins connus sont presque les mêmes qu’en juillet 2014: Bouhadoud (13%), Loudiyi (13%), Abbou (13%), Dahaq (20%) et Marouane (21%).

L’opposition commence à inspirer confiance
Du côté de l’opposition : Ahmed Reda Chami est la personnalité de l’opposition qui a la plus forte notoriété (28%) Il est suivi de Mostafa Bakkoury (PAM, 19%), Toufiq Hjira (Istiqlal, 18%), Hassan Tariq (USFP, 18%) et Fatim-Zahra Mansouri (PAM, 17%). C’est un élément très intéressant du sondage car il montre qu’Abdelilah Benkirane tire avec lui le reste de l’échiquier politique actuel et contribue à crédibiliser l’action politique et les prochaines échéances électorales.

Autre explication : « L'absence des sorties médiatiques hasardeuses des ténors des partis d'opposition, ce dernier semestre, doit certainement expliquer cette amélioration sensible », note Averty/Tizi.
Toutefois, ce bond ne concerne pas l’ensemble de l’opposition. Adil Douiri et Hakim Benchemass font l’objet de la plus forte baisse (-19%), passant respectivement de 21% à 17% et de 18% à 15%, tandis qu’en bas de l’échelle figurent Abdelkader El Kihel (7%), Younes Sekkouri (9%), Abdelhamid El Jmahri (10%), Driss Lachgar (10%) et Hamid Chabat (11%).
L’enquête a mobilisé 1.086 répondants marocains interrogés par Internet, du 20 janvier au 20 février 2015, et répartis sur 39 villes du Maroc. En termes de répartition démographique, 21% des sondés ont entre 18 et 24 ans, 25% entre 25 et 34 ans, 19% entre 35 et 44 ans et 35% entre 45 ans et plus. Les données collectées ont fait l'objet d'une pondération afin de représenter la composition démographique de la population marocaine urbaine.