Les hommes font confiance à Benkirane, les femmes un peu moins
Après une remarquable baisse en juillet 2014, la cote du Chef du gouvernement a connu une hausse significative en janvier 2015 selon le dernier baromètre politique Tizi/Averty.
Abdelilah Benkirane a le vent en poupe. Après avoir vu son taux de confiance baisser jusqu'à atteindre 51% en juillet 2014, il s'est hissé à 62% en janvier 2015. La confiance par sexe a connu une amélioration presque équivalente, puisqu'elle est passée, chez les hommes de 60% en juillet 2014 à 69% en janvier 2015.
Plus étonnant, la confiance des femmes envers Benkirane a grimpé de 43% en juillet 2014 à 55% en janvier 2015. La satisfaction par sexe a connu, elle aussi, une amélioration notable: tandis que seules 32% des femmes et 52% des hommes sondés en juillet 2014 se disaient satisfaits de l'action du Chef du gouvernement, 51% des femmes et 57% des hommes le sont en janvier 2015.
Les tranches d'âge les plus satisfaites vis-à-vis du Chef du gouvernement sont celle des 18-24 ans (61% de satisfaction) suivie par les 35-44 ans (60% de satisfaction) et, enfin, les 44-55 ans (59%). Les +55 ans ont, en revanche, le niveau de satisfaction le plus bas (34%).
Sur le plan régional aussi, le taux de confiance vis-à-vis d’Abdelilah Benkirane a connu une hausse significative. Les habitants de l'axe Casablanca-Rabat, qui se disaient à 42% confiants vis-à-vis du Chef du gouvernement en juillet 2014, le sont pour 61% aujourd'hui (+19 points). La confiance des habitants du nord est passée de 48% en juillet 2014 à 55% en janvier 2015. Ceux du sud de 59% en juillet 2014 à 64% en janvier 2015.
Le dialogue sied bien au Chef du gouvernement
Si le sentiment de proximité ressenti vis-à-vis d’Abdelilah Benkirane n'a pas changé (56% en juillet 2014 et en janvier 2015), le sentiment des Marocains envers son aptitude au dialogue a, lui, augmenté de 7 points, pour passer de 48% en juillet 2014 à 56% en janvier 2015.
Est-ce un effet de la reprise du dialogue sociale et des concertations avec l'opposition, concernant les lois électorales ? Preuve, s'il en faut, que le dialogue social et le dialogue avec l'opposition, s'il n'aboutissent pas toujours à des résultats politiques, économiques ou sociaux concluants, renforcent l'image d'homme de consensus, d'ouverture et de dialogue de leur initiateur.
La perception de la politique sociale, quant à elle, a connu une évolution positive. 42% des personnes sondées en juillet 2014 se disaient satisfaites de la politique sociale du Chef du gouvernement, contre 49% en janvier 2015. Les grandes insatisfactions des Marocains sont rattachées à la santé publique (3,7 points sur 10), l'éducation (3,4/10) et le logement (3,6/10).