2014 vue par Mohamed Boussaïd
Résilience, amélioration des grands équilibres et des indicateurs, freinage de l’endettement public.
L'économie nationale a su faire preuve de résilience face aux chocs extérieurs en 2014 et s'est inscrite dans une amélioration continue en dépit d'une conjoncture internationale précaire, a souligné jeudi à Rabat le ministre de l'Economie et des Finances, Mohamed Boussaid.
L'année 2014 devrait enregistrer une croissance de 3% et un taux d'inflation maîtrisé à hauteur de 0,4%, a indiqué le ministre lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement, consacré à la présentation du contenu d'un exposé présenté devant le conseil sur les résultats préliminaires de l'économie nationale au titre de 2014 et l'exécution du budget au titre de l'année en cours, dans l'attente des résultats définitifs des comptes publics.
L'année 2014 a enregistré une réduction de 6% du déficit de la balance commerciale et une augmentation de 3,9% de la couverture des importations par les exportations passant de 48,3% à 51,7%, a ajouté le ministre.
Les résultats positifs enregistrés relatifs au compte courant sont le fruit des performances distinguées des secteurs porteurs et le bon comportement des Métiers Mondiaux du Maroc (MMM). Les exportations automobiles ont, ainsi, cru de 26,5% en 2014 pour s'ériger en premier secteur exportateur au Maroc, l'électronique (+26,2%), l'aéronautique (+3,2%) et le textile (+3,9%).
La balance commerciale en 2014 a enregistré également une amélioration à la faveur des exportations nationales (+7,2%), la stabilité des importations (+0,1%) en raison de la réduction substantielle de la facture énergétique au cours des derniers mois de 2014.
Le déficit du compte courant s'est également amélioré passant de 9,7% en 2012, à 7,9% en 2013 et à 5,8% en 2014, à la faveur de l'augmentation des transferts des MRE (+2,3%) et l'augmentation des flux nets des investissements étrangers (+7,8%).
Le déficit budgétaire s'est établi à 4,9% conformément à l'objectif tracé dans la loi de Finances 2014, démontrant ainsi que le Maroc est sur la bonne voie pour rétablir progressivement les équilibres macroéconomiques.
Dans ce cadre, il a indiqué que le budget a subi des tensions depuis 2007 en baisse pour des raisons connues notamment les chocs à cause des crises internationales, notant que depuis la fin 2013 une réduction graduelle du déficit budgétaire a été enregistrée, atteignant 5,2% en 2013, 4,9% en 2014 et 4,3% prévus en 2015 pour atteindre à terme 3% afin de rationaliser la gestion du budget, maitriser le déficit et réduire la dette.
L'année 2014 a connu une réduction de l'évolution rapide de l'endettement qui a enregistré une augmentation moyenne de 4,1% au cours des années précédentes, a-t-il dit, soulignant que le taux d'endettement a atteint 63,5% en 2013 et n'a pas dépassé 63,9% en 2014, soit une quasi-stabilité.
Les premiers résultats de l'économie nationale pour l'année 2014 font également ressortir l'amélioration des recettes fiscales, l'amélioration de la mobilisation des dons des pays du Golfe et la réduction des dépenses notamment la compensation dont les dépenses ont diminué en 2014 de 21,5%.
Par ailleurs, l'année 2014 a connu aussi une exécution normale du budget et aucune perturbation n'a été enregistrée dans ce cadre.