Investissement : le Maroc, 2e pays parmi les plus prometteurs d’Afrique
Le Royaume se classe au 21e rang parmi les pays émergents, devant la Russie, la Grèce ou l’Inde, selon Bloomberg.
Le marché marocain est en passe de devenir un important relais de croissance au sein du monde émergent. C’est du moins ce qui ressort du 4e indice annuel de Bloomberg sur les pays émergents les plus prometteurs pour l'investissement, dans lequel le Maroc pointe au 21e rang, devançant même des pays comme la Russie (22ème), la Grèce (23ème) et l’Inde (24ème). A l’échelle africaine, le Maroc se classe en 2ème position derrière l’indétrônable Afrique du Sud (19ème).
Les pays sont dits « émergents » ou « frontières » en compilant les données du MSCI, FTSE, Standard & Poors et JP Morgan. Bloomberg se basse aussi sur les données de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l'Economist Intelligence Unit ou encore du Forum économique mondial. En détails, le classement est établi sur la base de 19 indicateurs regroupés en 3 catégories :
- les indicateurs économiques : la croissance moyenne du PIB prévue pour 2015 et 2016, les projections du taux d'inflation mais aussi la dette publique, l'investissement total et la balance courante, le score sur le plan des infrastructures évalué par le Forum économique mondial ;
- les indicateurs financiers : price-to-book-ratio, la volatilité des taux de change sur trois ans, le score sur le risque bancaire de l'Economist Intelligence Unit ;
- les mesures politiques et sociales : perception de la corruption avec le score de Transparency international corruption perceptions index (dans lequel le Maroc a gagné 11 places par rapport à 2013), la facilité de faire des affaires, le taux d'alphabétisation des adultes, etc.
Un indice dominé par la Corée du Sud
Le classement est dominé par la Corée du Sud, suivie par le Qatar, la Chine, les Emirats arabes unis, le Chili, le Malaisie, le Panama et le Pérou.
Deux pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud),qui avaient pourtant connus une croissance soutenue ces dernières années, deviennent de moins en moins attrayants pour les investisseurs, dans la mesure où ils ont connu ces derniers temps des turbulences, affectés par des tensions inflationnistes, une croissance économique ralentie ou encore une trop grande dépendance au secteur de l'énergie.
Il s’agit notamment de la Russie, dont la glissade du rouble a récemment atteint de nouveaux records de faiblesse face au dollar et à l'euro, et le Brésil qui a récemment été frappé de plein fouet par la révélation d’un système de corruption et de pots-de-vin généralisé au sein de son géant pétrolier Petrobras Brasileiro.