Dialogue social. Benkirane veut “tourner la page”
Le chef du gouvernement a reçu, mardi 10 février, les représentants des syndicats pour le premier round du dialogue social.
Les rencontres se sont déroulées dans un climat serein, et M. Benkirane s'est dit disposé à donner satisfaction aux syndicats.
Le chef du gouvernement a ouvert la rencontre avec un exposé sur la situation économique du Maroc. Il a estimé, devant les syndicats, que l'économie marocaine rencontre quelques difficultés, mais que l'amélioration actuelle de la conjoncture lui permet de répondre par la positive à certaines de leurs demandes.
Abdelilah Benkirane a, également, mis l'emphase sur la nécessité de "tourner la page", et de fonder le dialogue social sur de nouvelles bases.
Ce premier round a permis aux deux parties, syndicats et gouvernement, de définir une méthodologie de travail, qui encadrera leurs rencontres ultérieures.
Il a donc été procédé à la création de commissions thématiques qui se chargeront de l'étude des différentes questions figurant dans le dossier revendicatif des syndicats, dont les libertés syndicales, les salaires et les retraites.
Les syndicats et le gouvernement se sont donné rendez-vous pour la semaine prochaine, afin de fixer une date pour la poursuite du dialogue social.
Les syndicats déterminés à ne pas prioriser le dossier des retraites
Alal Belarabi, de la Confédération démocratique du travail (CDT), a déclaré à Médias 24 que le dossier des retraites ne sera pas priorisé, et sera traité comme tous les autres points du cahier revendicatif des syndicats, une exigence corroborée par Alal Belarabi, de l'Union marocaine du travail (UMT).
Il juge "positif" le fait que le gouvernement ne cherche plus à centrer le dialogue social sur la réforme des retraites.
La journée marathon du mardi a vu la réunion pendant quatre heures, le matin, avec l'Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT) et la Fédération démocratique du travail (FDT).
L'UGTM et la FDT font cause commune
L'Union générale des travailleurs au Maroc (UGTM), qui a rencontré le chef du gouvernement avec la FDT de Fatihi dans l'après-midi, a discuté, elle, du pouvoir d'achat, de la réforme des impôts, des salaires des grévistes, des libertés syndicales ainsi que des retards de paiement des PME ayant travaillé avec l'Etat, selon Mohamed Kafi Cherrat, le secrétaire général de la centrale. Lui aussi insiste sur le fait que les retraites ne sont qu'un point parmi d'autres, et que leur réforme "ne doit pas se faire aux dépens du citoyen".