La séance des questions orales tenue mardi 4 février a été l'occasion, pour le Chef du gouvernement, d’enchaîner répliques incisives et conceptions de la politique. Verbatim.
B.B.
Le 4 février 2015 à 11h16
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Modifié 4 février 2015 à
11h16
Lors de la séance des questions orales, mardi au Parlement, Abdelilah Benkirane a longuement parlé du désengagement politique des Marocains. "Vous avez évoqué la nécessité de réconcilier le politique avec les citoyens", a-t-il répondu au RNI, qui a posé une question dans ce sens. "Ce que je souhaite dire à ce sujet, c'est que de cette réconciliation dépend le destin de la nation. Ce n'est pas que l'affaire d'un parti, qu'il ait remporté les élections ou pas. (...) Les partis ont leur part de responsabilité, notamment dans le choix des candidats qu'ils présentent aux élections".
Plus tard, il martèlera que "le jeu démocratique n'est pas un jeu".
Il a, également, répondu à une intervention de l'opposition, qui lui reprochait de s’être déresponsabilisé des élections, pour les "léguer" au ministre de l'Intérieur: "superviser les élections n'est pas s'immiscer dans les détails. Je n'avais ni le temps ni les moyens de préparer la loi des finances. C'est aussi le cas pour les élections".
Au reproche de l'opposition, qui s'indignait contre le report des élections, M. Benkirane a rappelé que "c'est l'opposition qui a demandé un nouvel agenda", suscitant ainsi l'indignation de Driss Lachgar, qui a catégoriquement démenti, arguant que le report est une initiative de la majorité.
L'élaboration des lois électorales, autre sujet de discorde, a aussi été évoquée. "On a respecté l'approche participative. (...) Nous avons pris en compte 38% des amendements et des suggestions de l'opposition" lors de l'élaboration des projets de loi sur la région, la commune et la province.
En réponse à Driss Lachgar, qui a déclaré que "c'est notre militantisme qui vous a permis d’être là", M. Benkirane a tonné: "vous avez préparé un bout du chemin. Nous aussi. N'aurait-on rien fait du tout ? Nous avons beaucoup enduré en 2003, en 2007".
Mécontent d'une remarque émise par Adil Benhamza (Istiqlal) lors de la séance, le Chef du gouvernement a déclaré que "l'Istiqlal qui était présidé par Sidi Allal El Fassi, par Ssi M'hammed Bouceta, par Ssi Abbas El Fassi pouvait me donner des leçons, pas l'Istiqlal d'aujourd'hui".
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B.B.
Le 4 février 2015 à 11h16