A Chaouen, on achève bien les macaques
Des habitants et des associations écologiques ont dénoncé en fin de semaine dernière, le massacre de macaques dans la région de Bab Berred et Akchour, dans le Nord du Maroc.
Des cadavres de macaques et cartouches de chevrotines ont été retrouvés dans la région. Les photos ont commencé à être diffusées notamment au niveau de militants marocains et d’associations de défense des animaux en Espagne, à Gibraltar et en Angleterre.
Une association marocaine, la Barbary Macaque Awareness and Conservation est en pointe sur le sujet, les macaques de Bab Berred étant de la même famille que ceux que l’on retrouve sur le Rocher de Gibraltar.
Une mobilisation est actuellement en cours contre ce braconnage au niveau de Chaouen et au niveau de Gibraltar et de l’Andalousie espagnole.

Des bébés macaques
Interrogé à ce sujet, un hôtelier de Chaouen estime que «ces massacres ont pu être perpétrés par des individus impliqués dans des trafics de singes».
Autre hypothèse avancée par un interlocuteur anglais: les parents macaques peuvent avoir été tués afin de permettre aux braconneurs de voler les bébés. Ces espèces animales valent «plusieurs milliers d’euros sur le marché européen».
Autre explication donnée par Jaber El Hababi de l’Auberge Dardara, «ces massacres sont aussi dûs à l’ignorance des paysans. Ils ne comprennent pas l’importance de la place du macaque dans le milieu naturel rifain. Pourtant, ajoute El Hababi, c’est un privilège, c’est extraordinaire d’avoir un tel animal vivre parmi nous».