Best Milk toujours en redressement judiciaire
Depuis sa reprise par un consortium public-privé, Best Milk a été remise sur pied. Des centaines d’emplois ont été sauvés, les produits de nouveau disponibles dans les rayons. Seul hic, la société est en redressement judiciaire depuis une année déjà.
Il y a un an, jour pour jour, Laitière Invest, holding qui détient Best Milk, alors au bord de la faillite, a été rachetée par un consortium comprenant Anwar Invest, le Crédit Agricole et Nebetou Fund.
Une opération qui signifiait le sauvetage de centaines d’emplois et d’un bel outil de production. La société emploie aujourd’hui 650 personnes, sur les 800 salariés qu’elle comptait avant la reprise.
Sept mois plus tard, c’était le grand retour des produits Le Bon Lait sur les rayons des supermarchés et des épiceries après une absence que l’on avait crue définitive.
Entretemps, le 4 février 2014, la société qui était en difficulté, a entamé une procédure de redressement judiciaire. Aujourd’hui, un an après, cette procédure n’est toujours pas achevée, ce qui bloque les perspectives de l’entreprise ainsi que le paiement des créanciers.
Le 4 février 2014 donc, le tribunal de commerce de Marrakech avait ordonné l'ouverture d’une procédure de redressement judiciaire de la société et désigné M. Zaakoune en qualité de syndic de redressement (une sorte de gérant provisoire de la boite).
La procédure de redressement judiciaire s'impose à toute entreprise dont l'état de cessation des paiements est avéré. Cette procédure permet la poursuite de l'activité de l'entreprise, l'apurement de ses dettes et le maintien de l'emploi. Elle peut donner lieu à l'adoption d'un plan de redressement à l'issue d'une période d'observation, pendant laquelle un bilan économique et social de l'entreprise est réalisé.
Ainsi, le syndic de redressement désigné disposait d’un délai de 4 mois renouvelable une fois pour proposer soit un plan de continuation, soit une liquidation, soit une reprise.
Or, à ce jour, soit près de 5 mois après le dernier délai, rien n’a été fait. La société, pourtant très endettée, est donc toujours en redressement. Contacté par nos soins, le syndic de redressement n’a pas souhaité répondre à nos questions.