La majorité et l'opposition discutent des lois électorales
Insatisfaction de l'opposition, contentement de la majorité et articles de loi polémiques. Débat sur Médi 1 TV. Verbatim.
L'émission Mouwatin al Yaoum, diffusée sur Médi1 TV, a accueilli, jeudi 1er janvier, des membres du PJD, du PPS, du PAM et de l'USFP afin de débattre sur les lois électorales.
Abdelhak El Araby, du PJD, a déclaré que ces élections, "les premières après 2011, (...) sont un examen qui prouvera si nous avons réellement connu une transition. Le défi posé est celui de la transparence et de la crédibilité, (...) afin que nous ne retournions pas à l'état qui prévalait avant 2011".
Concernant les premières moutures des avant-projets de loi organiques relatifs à la région, à la province et à la commune, M. El Araby a estimé que majorité comme opposition étaient d'accord sur le fait qu'elles comportaient des reculs et des régressions.
"Les partis ont donc présenté leurs observations (...), puis l'autorité gouvernementale chargée (NDLR: le ministère de l'intérieur) a élaboré de nouvelles versions des textes. (...) Près de 40% des observations des partis ont été prises en compte pour l'élaboration de nouvelles moutures, dont 32 amendements de la majorité, et plus de 40 de l'opposition. Il n'y a donc pas exclusion de l'opposition (du processus d'élaboration des lois organiques). Puis le dialogue a été rouvert une nouvelle fois, et les partis ont présenté de nouveaux amendements pour ces nouvelles moutures. Il y a une réelle approche participative, car même les partis non-représentés au parlement ont présenté leurs mémorandums".
Un point de vue contesté par Mohamed Mouhib, membre du bureau politique de l'USFP, qui a expliqué que "des 117 observations de l'opposition, seules 43 ont été acceptées" par l'Intérieur.
Il a estimé que les discussions avec l'intérieur, au sujet des trois lois, "ont été cantonnées aux aspects techniques, secondaires, (...) sans aller dans la profondeur des textes".
Parmi les points polémiques, figurait le niveau scolaire des élus. Le fait que la majorité ait renoncé à imposer un niveau scolaire minimal est, selon Azouz Sanhaji, membre du bureau politique du PPS, nécessaire, en raison, toujours selon lui, de l'inconstitutionnalité de cette condition.
Abdelhak El Araby a, lui, jugé que la responsabilité de fermer les portes de la candidature aux notables analphabètes incombe en premier lieu aux partis, non au législateur.
Les prérogatives des gouverneurs et des walis ont, elles aussi, éveillé les désaccords. Concernant la possibilité qu'aura le wali de proposer d'ajouter ou de retirer un point de l'ordre du jour du conseil de la région, la majorité estime que son pouvoir s’arrête là, et que c'est au conseil de la région de trancher.
L'opposition, elle, dénonce la tutelle du wali, qui peut s'opposer à la décision du conseil de la région sur l'ordre du jour et invoquer la justice administrative, qui lui serait favorable selon les intervenants de l'opposition.