Taxis: le conflit social désamorcé
Les représentants de la profession ont rencontré le wali de Casablanca. La marche prévue est annulée.
Les syndicats de taxis ont rencontré à Casablanca, lundi 22 décembre et mardi 23, des représentants de la sûreté nationale, de la gendarmerie royale, des affaires générales et des affaires économiques et sociales.
La marche de protestation, qui devrait avoir lieu le 24 décembre, a été annulée.
Les réunions, qui ont été présidées par le wali de la région du Grand Casablanca Khalid Safir, ont regroupé, coté syndicats, des représentants des syndicats des taxis affiliés à la CDT, la FDT, l'UGTM, l'UNTM, ainsi que des associations professionnelles non affiliées.
"Nous avons reporté notre marche en raison de l'absence du ministre de l'intérieur. Ce dernier est intervenu auprès du wali de Casablanca pour qu'il nous rencontre", a expliqué à Médias 24 Mohamed El Harrak, secrétaire général du syndicat des taxis affilié à la CDT.
D'après M. El Harrak, la marche ne sera organisée que si le dialogue ne débouche pas sur une solution. "Nous attendrons de voir ce que donne le dialogue avant de l'organiser. Nous comptons en faire un outil de pression, mais maintenant que le dialogue a été enclenché, nous allons y participer".
Les revendications des professionnels des taxis concernent "le dossier social, qui a été discuté avec les précédents gouvernements: sécurité sociale, logement économique, tarifs préférentiels sur le gasoil".
Il est attendu que les syndicats ayant participé à la réunion déposent, mardi 30 décembre, leur dossier revendicatif au siège du ministère de l'Intérieur.
Le syndicat de taxis affiliés à l'UMT a, pour sa part, entrepris des démarches séparées. "Nous avons fait une demande séparée pour rencontrer le wali".