Le PJD s'oppose à la proposition de loi pour démocratiser l'état civil
L’étude de la proposition de loi repoussée de quelques semaines. Elle avait été déposée par le groupe USFP.
Le groupe parlementaire PJD a déclaré s'opposer à la proposition de loi déposée par le groupe ichtiraki, pour bannir de l'état civil les "Sidi", "Moulay" et "Lalla", ainsi que d'interdire aux officiers d'état civil de refuser les prénoms amazighs. Or, le parti qui conduit la majorité approuvait, il y a quelques jours, la proposition de loi.
Abdelmajid Joubij, député PJD et membre de la commission de l'Intérieur, a déclaré au portail du PJD que la proposition de loi "ne s'appuie sur aucun fondement légal". Le député considère que les titres tel que Moulay et Sidi "n'accordent plus les privilèges d'antan".
Le parlementaire a également révélé que le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad juge dépassé l'un des amendements de la proposition de loi, qui interdit aux officiers d'état civil de refuser des prénoms amazighs.
Le ministre a affirmé, selon Joubij, que les officiers d'état civil enregistrent les noms amazighs, sans aucune exception ni discrimination. En effet, une circulaire est venue l’autoriser.
Un brusque revirement de position
Le PJD avait, il y a quelques jours, exprimé son accord avec la proposition de loi, jugeant "qu'on ne peut qu’être d’accord avec cette proposition. Comment peut-on, en 2014, distinguer les Marocains sur la base de leur ascendance ou les priver de choisir les prénoms de leurs nouveau-nés à leur guise?", comme l'a déclaré un député du parti au Huffington Post.
Examinée le mercredi 17 décembre par les membres de la commission de l'Intérieur, la proposition de loi sera rediscutée dans les prochaines semaines.