Les cours démarrent à l’EST Khénifra en attendant le bâtiment
Bonne nouvelle pour les futurs bacheliers de la ville de Khénifra. Une école supérieure de technologie voit le jour. Seul hic, la nouvelle école n’a encore pas son propre bâtiment. Les cours ont démarré pour la première filière au sein de Dar Annakhib, "prêtée" par la commune.
Le projet de l’école, qui relève de l’université Moulay Ismail de Meknès, nécessite un budget de 70 millions de DH, divisé par deux tranches. En attendant de régler le problème de foncier, les travaux de la première tranche, ayant coûté quelque 40 millions de DH, sont déjà en cours.
L’école devrait être prête pour la prochaine rentrée universitaire. En cas de retard de livraison du bâtiment, "le local actuel pourra encore accueillir 2 à 3 nouvelles promotions", nous affirme le président de l'Université Moulay Ismail de Meknès, Ahmed Brihi.
La nouvelle école supérieure de technologie de Khénifra devra garantir des formations dans le domaine de l’environnement, le terroir, l’agro-alimentaire, l’eau, la préservation des milieux aquatiques, la pisciculture et l’animation nature. Elle comprendra entre autres la filière d’agrobiologie et développement des territoires ruraux, une filière de biotechnologie agroalimentaire, et deux autres réservées à la génie de l’environnement et à la gestion et la protection de la nature. Les filières sont choisies en fonction des besoins de la région.
En attendant l’accréditation des autres filières, les cours ont démarré avec une quarantaine d’étudiants pour l’année universitaire en cours dans les "Métiers du social et animation socio-culturelle".
Les écoles supérieures de technologie sont présentes dans plusieurs villes marocaines : Casablanca, Berrechid, Beni Mellal, Meknès, Oujda, Fès, El Hoceima, Essaouira, Agadir, Guelmim, Salé, Safi et Khénifra.
Les étudiants de la région n’auront plus à faire le déplacement jusqu’à Meknès. La nouvelle école leur permettra un meilleur accès aux études supérieures. Vu le choix restreint devant la demande croissante des bacheliers, faut-il encore espérer que le scénario des autres écoles marocaines lancées sans locaux ne se reproduise dans cette région.