Une maison s’effondre (encore) à Casablanca
A Derb Doukkala, dans l’ancienne médina de Casablanca, une maison s'est complètement effondrée dans la journée du mardi 11 novembre. Une partie de la façade s'était écroulée dans la nuit de lundi à mardi.
Avant l'effondrement complet, ce mardi matin, la protection civile de Casablanca déclarait à Médias 24: «Nos agents se sont déplacés sur les lieux de l'incident et maîtrisent à présent la situation».
Selon la Protection civile, mis à part les dégâts matériels, aucune perte humaine ni blessés ne sont à déplorer. Information confirmée par une habitante de l'immeuble effondré qui nous a apporté son témoignage.
Alors que l'effondrement de l'immeuble de Bourgogne continue de hanter les esprits, cet incident vient à nouveau plonger les habitants de la médina dans l’angoisse.
Les premiers témoignages
Lundi à 20h pendant que la famille résidant au deuxième étage du même immeuble prenait son thé, une partie de la façade a commencé à s'effondrer. Effrayés, les habitants se sont donc empressés de quitter le bâtiment, dans la précipitation et une certaine panique. Selon un Ramzi Fella, un témoin oculaire contacté par Médias 24, aucune perte humaine n'a été enregistrée du fait que les habitants du premier étage étaient absents, et les commerces du rez-de-chaussée étaient fermés.
Les habitants du deuxième étage ont pu récupérer leurs meubles et affaires de l’appartement contrairement à la dame qui occupe le premier étage, et les propriétaires d’un des deux commerces qui ont tout perdu.
«On n’a plus rien. On nous propose de nous déposer à l’école ou au travail. Mais où est-ce qu’allons-nous rentrer après? où allons-nous laisser notre grand-mère aveugle? où allons-nous dormir?» s'exclame Ramzi Fella, l’aîné de la famille qui habitait le deuxième étage de l’immeuble, entièrement effondré.
«On ne sait pas ce qu’on va faire de nous, et espérons que les autorités nous trouvent une solution rapide,» nous réclament R. Fella et l’épouse du propriétaire du commerce complètement paniqué. Et ajoutent que tous les habitants du quartier sont inquiets et hantés par l’angoisse.