Un symposium international sur la gestion intégrée et durable de la filière oléicole à Marrakech
La Société marocaine d’agronomie & d’horticulture (Smaho), association à but non lucratif, organise sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, un symposium international sous le thème "Gestion intégrée et durable de la filière oléicole en zones méditerranéennes", du 11 au 14 novembre 2014 à Marrakech.
Ce symposium scientifique traite des contraintes qui entravent le développement de la culture au niveau mondial et particulièrement au sud de la méditerranée. Il s’agit de développer les voies pour l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits de l’olivier aux fins de faire face aux exigences de rentabilité, de qualité et d’adaptation aux attentes du marché.
Le symposium sera l’occasion de débattre des données scientifiques et techniques et d’échange d’expériences entre chercheurs, professionnels et opérateurs de développement. Il s’agit d’une part, de faire le point sur la production (génétique, techniques culturales), de la transformation, de la qualité, de la commercialisation et des aspects réglementaires concernant la filière oléicole, et d’autre part, recueillir les attentes des structures de développement et de la profession dans le domaine de la recherche.
L’olivier est une culture symbole du bassin méditerranéen qui revêt une grande importance socio-économique. La superficie mondiale plantée en olivier est de l’ordre de 10900000 ha dont 78% en sec et 22% en irrigué. Le paysage oléicole est dominé par la conduite traditionnelle représentant 82% de la superficie mondiale, alors que les conduites intensive et super-intensive représentent 18%.
Les contraintes qui entravent le développement de la culture sont plus prononcées dans les pays de la rive sud de la méditerranée. Ainsi, plus de 70% des plantations d’olivier sont situées sur des sols accidentés et conduites en agriculture pluviale. Les techniques culturales et d’entretien sont généralement sommaires. La productivité des exploitations oléicoles est faible et varie de 1 à 2,5T/ha et la moitié des huiles produites est de qualité inférieure.
Au Maroc, les systèmes de production traditionnelle jouent un rôle majeur dans les zones défavorisées à environnement difficile, en raison de leur contribution au développement rural, à la conservation du paysage et à la préservation de l’environnement (lutte contre l’érosion et la désertification).