Instance d’observation des élections : Hassad n’est pas concerné
Le ministre de l’Intérieur estime que le retrait par la majorité de la proposition de loi sur la création d’une instance d’observation des élections est une affaire parlementaire. L’avenir de la proposition est incertain.
"Le ministre nous a dit qu'il s'agissait d'une affaire parlementaire, dans laquelle il ne peut interférer", a déclaré à Médias 24 une source d'un parti de l'opposition, après la rencontre entre des représentants des partis de l’opposition et Mohamed Hassad.
Rappelons les faits: lors d'une réunion de la Commission de l'Intérieur et des collectivités locales,les députés de l'opposition se sont brusquement retirés, accusant la majorité d'avoir retiré de l'ordre du jour l'examen de leur proposition de loi relative à la création d'une instance d'observation des élections, au profit d'un projet de loi du gouvernement, portant sur le renouvellement des listes électorales.
Les députés de l'opposition avaient alors menacé de boycotter les travaux de la commission de l'Intérieur. Les députés PJD ont démenti cette version des faits, et ont évoqué une fuite en avant de l'opposition.
Les représentants des partis de l'opposition ont, par la suite, rencontré le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad, et le ministre délégué Charki Draiss, afin d'exprimer leur insatisfaction du traitement du dossier électoral par la majorité parlementaire et par le gouvernement.
Entre temps, le problème a été réglé via la présidence de la chambre des représentants: "Rachid Talbi Alami a convoqué les chefs des groupes parlementaires, afin de désamorcer le conflit. Ils se sont mis d'accord sur deux points. Le premier est l'examen de la proposition de loi de l'opposition avant le projet de loi du gouvernement. Le second point est qu'il n'y ait pas de lecture détaillée de la proposition de loi, mais directement dépôt des amendements", nous a indiqué Omar Sentissi, président istiqlalien de la commission de l'Intérieur.
Le dernier délai pour déposer les amendements est le 4 novembre. La proposition de loi sera, ensuite, votée le 5 novembre.
Néanmoins, une source d'un parti de l'opposition estime que la loi ne sera pas adoptée, vu "son rejet par la majorité".