Dans l’ancienne médina de Casa, Achoura ne fait pas que des heureux
Alors que dans la municipalité de Ben Msik, les autorités ont déployé de nombreux moyens pour prévenir les dérapages éventuels, l’ancienne médina a été le théâtre de nuisances sonores jusqu’à 6 heures du matin. Un responsable associatif témoigne.
« On se serait cru dans les rues de Gaza », peste Moussa Sirajeddine, président de l'association Awlad L'Mdina, qui déplore le déroulement des célébrations d’achoura dans l’ancienne médina. Ce Casablancais, résidant au cœur de l’ancienne ville, évoque une nuit d’agitation, des explosions de « gros pétards », des feux de joie, ainsi que des nuisances sonores « jusqu’à 6 heures du matin ». « Les habitants du quartier n’ont pu fermer l’œil de la nuit », précise le président de l’association casablancaise.
Si les festivités étaient attendues, Moussa Sirajeddine regrette néanmoins âprement l’absence de la protection civile ou les forces de l’ordre qui semblait « fuir le quartier ». Aucune autorité n’est intervenue sur le terrain selon le représentant de l’association de quartier.
Autre son de cloche en revanche à Ben Msik ! Dans cette municipalité, le principal mot d’ordre était « prévention » dans la nuit du lundi au mardi 4 novembre. Des patrouilles de la protection civile ont circulé toute la nuit pour éteindre les feux allumés dans le quartier, ramasser les pneus employés pour alimenter les brasiers des festivités et veiller également à maintenir le volume sonore à des niveaux raisonnables.
Ces interventions précoces ont permis ainsi de prévenir tous débordements, respectant ainsi l’atmosphère joyeuse qui enserre ces célébrations à quelques jours de la nouvelle année hégirienne.