440 fonctionnaires fantômes à l’Education nationale
Sur les 282.191 enseignants et cadres du ministère, 440 fonctionnaires manquent à l’appel et 161 sont absents de manière irrégulière. Conséquence immédiate : les salaires ne seront versés que sous réserve de régulariser sa situation.
Le recensement annuel des fonctionnaires de l’enseignement, organisé conformément à la circulaire du Chef du gouvernement concernant les absences irrégulières, a livré ses résultats : 440 fonctionnaires n’ont pas été intégrés au recensement et 161 autres ont été recensés en état d’absence irrégulière, sur un total de 282.191 enseignants et cadres du ministère de l’Education nationale.
Ces conclusions ont été faites après la comparaison des données de recensement recueillies auprès des différents services du ministère, avec les informations contenues dans les bases de données de la Trésorerie générale du royaume.
Ces absences ont des conséquences immédiates pour les fonctionnaires : « les modalités de versements des salaires au titre du mois d’octobre des fonctionnaires non intégrés au recensement et de ceux dont l’absence irrégulière a été constatée seront modifiés, du virement bancaire, au transfert individuel de fonds » souligne le ministère. En clair : ils ne seront payés que s’ils régularisent leur situation, et en espèces.
Concernant les fonctionnaires non recensés, la directrice de communication du ministère de l’éducation nationale, Fatima Ouahmi précise : « il peut s’agir de deux cas de figure. Il est possible que le fonctionnaire dont la situation administrative n’est pas régulière soit en mutation, en détachement ou en mise à disposition. Dans ce cas, il doit nous prouver son état de service, une attestation de travail par exemple, afin de régulariser sa situation. La deuxième possibilité reste celle du fonctionnaire fantôme, auquel cas, en absence de justification valable, la procédure administrative en vigueur doit être appliquée, conformément au code de la fonction publique. »
Les enseignants qui n’auront pas reçu leurs droits à temps sont donc priés de consulter leur situation administrative révélée par ce dernier recensement, via l’espace réservé sur le site officiel du ministère de l’Education nationale.
Ils devront, par ailleurs, assainir leur statut en contactant l’établissement dans lequel ils exercent, la délégation ou l’académie régionale de l’éducation et de la formation à laquelle ils appartiennent, en vue de signer une déclaration administrative prévue à cet effet, avant de contacter la direction des ressources humaines et de la formation des cadres afin de régulariser la situation administrative et recevoir les fonds individuels.
La circulaire du Chef de gouvernement sur l’absentéisme date du temps de l’ancien ministre de l’Education nationale Mohamed El Ouafa, qui avait publié, on s’en rappelle, les listes des fonctionnaires fantômes de son ministère.