Le Nigéria “intéressé” par l’organisation de la CAN 2015
"On nous a demandé et nous avons dit oui, pourquoi pas !" C’est avec ce naturel déconcertant que Seyi Akinwuni, vice-président de Fédération nigériane de football, annonce que le Nigéria envisage l’organisation de la CAN, alos que l’épidémie d’Ebola sévit encore.
La Confédération africaine de football (CAF), qui avait sollicité le Maroc pour accueillir la compétition continentale, a dû réfléchir à plusieurs plans B suite à la requête marocaine de reporter l’évènement, craignant une propagation du virus Ebola.
Après les refus systématiques de l’Afrique du Sud, du Ghana, du Soudan ou de l’Egypte, la CAF se tourne désormais vers le Nigéria. Estimé comme un recours pour sauver ces jeux, que les pays se passent comme une patate chaude, le Nigéria s’est visiblement montré moins réticent que ces homologues africains.
Dans les colonnes du portail Goal.com, Seyi Akinwuni précise que « la décision ne revient pas uniquement à la NFF. Je pense que le gouvernement de son côté est en train d’étudier la possibilité d’accueillir la CAN 2015 », précise-t-il. Il souligne toutefois que la CAF n’avait pas encore écrit au Nigéria…
L’intérêt de ce pays surprend compte tenu du climat d’anxiété qui règne sur le continent. En effet, tandis que toutes les nations refusent de courir le risque d’importer un cas du virus Ebola, le Nigeria ne semble pas s’en inquiéter. Une attitude d’autant plus étonnante que ce pays a récemment annoncé n’avoir plus aucun patient souffrant de cette pathologie provoquant le décès de milliers de malades.
Ebola a en effet entraîné la mort de plus de 4.500 individus en Afrique de l’Ouest et devrait toucher 5.000 à 10.000 nouvelles personnes par semaine d’ici décembre selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon un sondage réalisé par le site spécialisé de l’Equipe, près de 70% des sondés estiment qu’il serait préférable d’annuler la CAN 2015. Le Nigéria suivra-t-il in fine cette tendance ?
Bien qu’elle représente un enjeu économique lucratif considérable, l’organisation de cette compétition n’a jamais été aussi vigoureusement décriée… signe s’il en faut que la sagesse peut l’emporter sur l’appât du gain.