L'ex-homme d'affaires algérien Rafik Khalifa condamné par défaut à 5 ans de prison
L'ex-homme d'affaires algérien Rafik Khalifa a été condamné par défaut mardi par le tribunal de Nanterre (région parisienne) à une peine de cinq ans de prison pour avoir détourné des millions d'euros lors de la faillite de son groupe (Khalifa Airways ) en 2002, a-t-on indiqué de source judiciaire.
Le tribunal l'a également condamné à verser une amende de 375.000 euros pour avoir organisé "le pillage" de sa société juste avant sa liquidation, en "la vidant de certains de ses actifs les plus significatifs", dont des voitures de luxe, des appartements dans les quartiers huppés de Paris et une propriété à Cannes de 35 millions d'euros.
L'ex-magnat, fils d'un ancien ministre algérien, avait été écroué à Londres en 2007, avant d'être extradé en 2013 vers Alger où il est emprisonné.
Jugé par le tribunal de Nanterre pour "délit de banqueroute en tenant une comptabilité manifestement incomplète et irrégulière", Rafik Khalifa a construit un empire, en investissant à la fin des années 1990, dans les secteurs aérien (Khalifa Airways), bancaire (Khalifa Bank) et pharmaceutique, ainsi que dans les médias et dans la location de voitures de luxe.
(MAP)