Miriem Bensaleh et Salwa Akhannouch parmi les 200 femmes arabes les plus influentes
Trois Marocaines, Miriem Bensaleh, Salwa Akhannouch et Nadia Kettani, intègrent la seconde édition du classement, publié par Forbes Middle East, des 200 femmes arabes les plus puissantes. Une liste qui fait la part belle aux sociétés des Emirats Arabes Unis et aux entreprises familiales.
La réputation de la femme dans le monde arabe fait énormément jaser en Occident : soumise, peu instruite, cantonnée aux tâches ménagères et ciment du foyer… Un machisme ordinaire que la dernière parution du mois de septembre du magasine Forbes Middle East entend démonter. En effet, face à ces étiquettes réductrices, le magazine rétorque en présentant l’édition 2014 des 200 femmes arabes les plus influentes et puissantes de la planète.
Dans ce remarquable Top 200 figurent trois Marocaines occupant des rangs enviables :
-Miriem Bensaleh Chaqroun, se situe à la 15e place ;
-Salwa Idrissi Akhannouch, dirigeante d’Aksal Group (franchises d’enseignes internationales de prêt-à-porter et de luxe), s’illustre à la 18eposition ;
-Nadia Kettani, talentueuse avocate d’affaires associée principale du cabinet basé à Casablanca Kettani Law Firm, se place en 49e place.
Le classement comprend les femmes évoluant dans les entreprises familiales, dans le secteur privé et public, ainsi que dans la sphère politique. Après une première sélection, Forbes procède à un affinage des critères en ciblant l’importance du poste, le nombre d’années d’expérience professionnelle, la génération à laquelle la femme sélectionnée appartient dans le cadre d’une affaire familiale, l’intensité des interactions avec les médias offline et online, le nombre d’années d’exercice de la profession, le nombre de pays dans lesquels l’organisation ou l’entreprise exerce ses activités et enfin le nombre d’employés.
Au regard des ces critères précis, le magazine consacre l’Emiratie Raja Easa Al Gurj, directrice générale du géant Easa Saleh El Gurj Group, qui occupe la première place de ce classement, suivie de la Saoudienne Lubna Olayan à la tête de l’Olayan Group (2e position) et de Mona Almoayyed de Bahreïn, dirigeante de YK Almoayyed & Sons Group (3e place).
Tandis que des personnalités telles que la brillante architecte Zaha Hadid (7e place) se distingue dans ce classement pour leurs réalisations propres, Forbes souligne l’importance des « business » familiaux. Ainsi, sur les 200 femmes recensées, 85 femmes se sont hissées à des postes clés dans des firmes familiales très influentes dans les pays du Golfe, où la culture tribale domine. 59 femmes font bouger les pièces de l’échiquier politique, tandis que 56 femmes dirigent de grands groupes privés ou semi-étatiques dans le monde arabe.
Cette édition 2014 distingue également le voisin égyptien qui enregistre le plus important nombre d’entrées, avec 29 femmes dont Mona Zulficar (11e place) ou Nashwa Al Ruwaini (23e place) intégrant le Top 200, légèrement devant l’Arabie Saoudite (27 entrées) et les Emirats Arabes Unis (26 entrées).
Khuloud Al Omian, rédactrice en chef de Forbes Middle East, - une femme donc – a souhaité à travers ce classement rendre hommage à ses admirables homologues, « sources d’inspiration pour les générations futures », précise le prestigieux mensuel. Sa rédactrice en chef désire fournir « un aperçu du rôle joué par ces femmes dans la transformation du paysage politico-économique ». Et d’ajouter qu’il y a encore « beaucoup à faire pour l’égalité des sexes. Mettre en valeur « les réalisations de ces femmes exemplaires permettrait de rééquilibrer l’équation ».