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Le Conseil supérieur de l’Education évalue la précédente stratégie

La deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) s’est tenue les 8 et 9 septembre. Cette réunion a été l’occasion d’évaluer la mise en œuvre de la charte nationale d’éducation et de formation de 2000 à 2013.

Le Conseil supérieur de l’Education évalue la précédente stratégie
Amine Belghazi
Le 10 septembre 2014 à 18h45 | Modifié 10 septembre 2014 à 18h45

A l’ordre du jour de la réunion tenue cette semaine, l’évaluation de la charte nationale d’éducation et de formation, 14 ans après son adoption. Le moment était venu de dresser le bilan d’une politique qui avait tout pour séduire.

«Nous nous sommes penchés sur l’évaluation du chantier lancé par la Cosef en 2000, point par point, afin de traiter les différents problèmes soulevés dans le rapport présenté par Rahma Bourkia. Et ce en vue de faire une évaluation d’ensemble, et d’émettre des propositions. Les différentes commissions du conseil travaillent actuellement dessus ;» nous déclare Lhoucine Moughli, membre du CSEFRS.

Une charte audacieuse minée par de sérieux dysfonctionnements

Les premiers éléments révélés par le rapport indiquent que la charte a souffert de plusieurs dysfonctionnements majeurs, principalement liés au facteur humain. «La charte n’a pas été suffisamment explicitée pour les principaux acteurs que sont les enseignants. C’est une grande perte, car la charte était d’une très grande qualité,» nous a déclaré Noureddine Ayouch membre du CSEFRS, joint par Médias 24.

Mais ce n’est pas tout, l’une des causes principales reste la succession des gouvernements et les différentes politiques adoptées en matière d’éducation. Noureddine Ayouch explique «les dispositions de la charte ont commencé à voir le jour lorsque Habib El Malki était à la tête du ministère de l’Education nationale. La charte a ensuite été suspendue en 2008, année durant laquelle le plan d’urgence a été lancé par Ahmed Akhchichine.»

Pourtant, tout n’est pas à jeter dans le plan d’urgence. Ce plan «n’a pas été évalué en profondeur, d’où l’intérêt d’opérer les actions correctives. A l’image de la responsabilité attribuée aux académies, auxquelles la charte a délégué la gestion des infrastructures. Il s’agit là d’une erreur d'orientation,» analyse Noureddine Ayouch, avant de conclure: «il faudrait poursuivre les réformes entamées dans le cadre du plan d’urgence. »

Le manque d’implication des acteurs et le manque de coordination entre les différentes structures en charge de l’application des dispositions de la charte ont contribué à noircir le tableau, et à entraîner l’école marocaine dans les abysses de la négligence.

Des chiffres inquiétants

Dans son numéro du mercredi 10 septembre, le quotidien Akhbar Al Yaoum donne des détails sur l’échec de la charte, en citant le rapport présenté par Rahma Bourkia. A titre d’illustration, le programme national de renforcement des acquis scolaires a permis de constater que les étudiants concernés présentent des difficultés dans les matières scientifiques.

De même, la maîtrise des langues arabe et française restent très en deçà des attentes, avec une disparité importante entre l’école privée et publique, et la production écrite reste le maillon faible en langue française, et concerne plus spécialement les étudiants en troisième année de collège.

En chiffres, le rapport note que 83% du budget alloué à l’éducation et la formation est réservé à l’enseignement scolaire, et 10% de l’ensemble de ce budget sont perdus. En cause, une mauvaise allocation des ressources financières.

Par ailleurs, le rapport révèle que le taux de déperdition dans le cycle universitaire reste important ; 68% des étudiants dans les branches économiques et en sciences sociales interrompent le cursus, et 65% des étudiants inscrits dans les formations scientifiques et 56% des étudiants qui suivent une formation littéraire.

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Amine Belghazi
Le 10 septembre 2014 à 18h45

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