La nouvelle voie Express de Casa sera ouverte mi-septembre
EXCLUSIF. C’est la fin d’un feuilleton entamé en 2009. Les travaux de l’autoroute de contournement de Casa, reliant la route d’El Jadida à Dar Bouazza touchent à leur fin. C’est ce que nous avons constaté, ce mardi, au cours d’une visite du chantier avec Mohamed Sajid. RDV mi septembre.
Prévue initialement pour début août, l’ouverture de l’autoroute de contournement n’aura lieu que dans une dizaine de jours, lorsque les derniers travaux auront été finalisés. Les travaux question concernent la voie touchant l’échangeur à l’intersection de la route d’Errahma, dont la réalisation avance lentement, le rond-point au niveau de la route d’Azemmour et la signalisation, qui sera réalisée, d’après le maire Mohamed Sajid, au cours de cette semaine.
D’une longueur de 9 kilomètres (2x2 voies), la voie express aura coûté, selon la commune, quelque 400 millions de DH, financés à parts égales par le ministère de l’Equipement et le Conseil de la région - le Conseil de la ville, lui, a déboursé près de 100 millions de DH pour l’expropriation des terrains. Objectif: faire en sorte que la circulation soit orientée vers les autoroutes en évitant de passer par le centre-ville de Casablanca, par lequel transite près de la moitié des véhicules pénétrant dans la commune urbaine (où, chaque jour, circulent un million et demi de véhicules, selon une étude de l’AODU).
Ainsi trois échangeurs, situés au niveau de la route d’Azemmour, d’Errahma et de la route d’El Jadida, ont-ils été aménagés pour permettre le décongestionnement de la circulation au sein de la métropole, où le trafic automobile croît de 5 points par année.
La nouvelle rocade sud-ouest apparaît ci-dessous, à gauche du plan. Elle part de Route d'El Jadida pour finir à Dar Bouazza.

C’est au niveau de l’échangeur de la route d’El Jadida que nous entamons la visite. « Tout est prêt », nous dit d’un ton rassurant le maire, accompagné du gouverneur de Nouaceur, du président d’arrondissement du Mâarif, de la gouverneure de la préfecture de Hay Hassani et d’autres responsables.
Mais l’on peut voir ici et là que l’aménagement n’est pas tout à fait achevé et que l’éclairage et la signalisation n’ont toujours pas été réalisés. Nous empruntons ensuite l’autoroute fraichement construite en direction de la route d’Errahma au quartier El Oulfa, où une voie supplémentaire, qui aurait dû voir le jour il y a plus d’une semaine, est toujours en cours de «finalisation». «Il faut que tout l’aménagement soit terminé afin qu’on puisse ouvrir l’autoroute», nous explique Mohamed Sajid.
Idem pour les travaux d’assainissement dont l’état d’avancement semble inquiéter le maire et les deux gouverneurs. « Mais ne m’avez-vous pas dit que deux équipes viendraient en renfort pour accélérer le rythme ?», lance Sajid au responsable du chantier. «Cela pourrait entraver la circulation», lui répond-il. «La circulation est entravée de toute manière, il faut faire vite. Deux équipes doivent se joindre à vous pour que tout soit prêt la semaine prochaine», lui rétorque sèchement le maire.
«Ce chantier a pris du retard mais, normalement, tout sera achevé la semaine prochaine», soutient Mohamed Najib Lakhssassi, directeur régional de l’Equipement et du Transport. La prochaine visite aura lieu mardi prochain.
Notre tournée s’achève au rond-point situé à la route menant vers Azemmour. «Plus que deux ou trois jours pour que toutes les finitions soient faites», lâche froidement le responsable du chantier. A la question «avez-vous besoin de quelque chose?», l’homme répond, un peu énervé: «Nous avons besoin d’argent. On ne peut continuer si personne n’est payé ici.» «Je m’en occupe tout de suite», lui dit, l’air gêné, Mohamed Sajid, qui prend alors son téléphone. On n’en saura pas plus.