Cigarette électronique: la Société canadienne du cancer tire la sonnette d'alarme
Selon les résultats d'une étude de la Société canadienne du cancer (SCC) sur la popularité de la cigarette électronique auprès des élèves du Québec, quelque 5000 élèves de la 6ème année du primaire ont déjà essayé la cigarette électronique qui demeure non réglementée, non testée et vendue dans de nombreux commerces accessibles aux adolescents, alors qu'un élève sur trois du secondaire (de la 1ère à la 5ème année) a déjà utilisé la cigarette électronique, soit 142.100 élèves (34,3%).
Autre élément inquiétant dévoilé par l'étude: même si la cigarette électronique est attrayante pour les élèves qui fument la cigarette, 18% des élèves du secondaire, qui n'ont jamais fumé, l'ont déjà essayée, soit environ 48.000 élèves. De plus, 31% des élèves du secondaire n'ayant jamais utilisé la cigarette électronique (environ 84.000 élèves) seraient tentés pour l'essayer dans le futur.
"Pour la SCC, il est urgent que le gouvernement québécois révise la Loi sur le tabac afin que la cigarette électronique ne soit pas vendue aux mineurs, d'autant plus qu'elle suscite un engouement chez les élèves. Les jeunes ne devraient pas pouvoir jouer à fumer dans les cours d'école", a déclaré Suzanne Dubois, directrice générale de la SCC-Division du Québec.
"Ces données sont particulièrement préoccupantes puisque l'industrie s'organise rapidement en multipliant les points de vente pour rendre la cigarette électronique de plus en plus accessible", a averti Mme Dubois.
Dans ce sens, la SCC exhorte le gouvernement d'agir sans délai car c'est désormais un jeu d'enfant que d'acheter des recharges e-liquides contenant de la nicotine, un produit illégal, via internet ou en boutique.
Au cabinet de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la protection de la jeunesse et à la santé publique, Lucie Charlebois, l'on indique être en train de s'atteler à une révision de la Loi sur le tabac au Québec, qui n'a pas été mise à jour depuis neuf ans, soulignant que cela fait partie des priorités du ministère qui tiendra compte de cette nouvelle étude dans la réflexion en cours.