Affaire des “1001 nuits”, prochaine audience le 21 juillet
Sofia Aguilas, gérante de la société Gumus production ne lâche pas prise. Reconduite en référé, elle dépose une autre plainte auprès du tribunal de commerce de Casablanca. Elle estime son dédommagement à 9 millions de DH.
En même temps que le feuilleton des «1001 nuits» se poursuit sur la chaîne Médi1 TV, d’autres épisodes se jouent devant les tribunaux. Le 21 juillet prochain, le tribunal de commerce de Casablanca abritera une audience. Elle a été décidée suite à un autre requêté déposée par Gumus production détenue par Sofia Aguilas contre Anouar Moutassim et Yanis Ayouche au nom de l’entreprise Casablanca Pictures.
La plaignante à travers cette demande sur le fond réclame la somme de 9 millions de DH à titre d’indemnités. Montant même objet du contrat entre Casablanca Pictures et Médi 1 TV. Le rendu de ce verdict correspondrait à la 3ème décision de justice dans la cadre de cette affaire.
En effet, une première requête a été déposée en référé le 18 avril 2014. Elle s’est soldée par une déclaration d’incompétence matérielle du tribunal de 1ère instance de Casablanca. La gérante de Gumus production, Sofia Aguilas demande «l’arrêt immédiat de tous les travaux de tournage, de diffusion, de production et de communication au sujet du feuilleton «les mille et une nuits». De même qu’elle requiert la cessation de toute négociation concernant cette production.
Dans la requête, elle précise avoir produit l’épisode pilote du feuilleton. D’ailleurs, le témoignage du scénariste va dans son sens, sauf que le contrat stipule que c’est Anouar Moutassim qui sera le réalisateur de l’épisode pilote.
Le même énoncé est repris dans la 2ème requête déposée également en procédure d’urgence, le 6 juin 2014. Laquelle demande a fait l’objet d’une décision du 7 juillet 2014. Le tribunal a rejeté en bloc les allégations de la plaignante. Toutefois, la cour a ordonné l’arrêt des publications publicitaires sur les sites internet, les journaux électroniques et les réseaux sociaux sur le web. Les contrevenants à cette décision sont menacés d’écoper d’une peine pécuniaire de l’ordre de 5.000 DH pour chaque jour de retard dans l’exécution de la sentence à compter de la date du prononcé du jugement.
Alors qu’il ne reste pas plus d’une semaine avant la fin de la diffusion de cette production, elle prend déjà la forme d’un feuilleton judiciaire.