Casablanca se dirige vers une extension du tramway à la place du métro aérien
A la surprise générale, le projet marocain du métro aérien est en passe d'être abandonné. La décision, qui n’est pas définitive, a été prise lors de la réunion du bureau du conseil de la Ville tenue le 30 juin. Elle devra être confirmée le 24 juillet. Explications.
Une semaine plus tôt, des sources concordantes nous assuraient que la Commune urbaine de Casablanca s’apprêtait à lancer les appels d’offres pour la réalisation de 15 km de métro aérien. Un projet de 8 milliards de DH programmé dans le cadre de la stratégie élaborée en 2008 au sujet du transport en commun. Et implicitement confirmé à plusieurs reprises depuis la nomination du nouveau wali.
Le métro aérien en voie d’abandon
Lundi 30 juin, coup de tonnerre. Lors de la réunion préparatoire de la session ordinaire prévue pour le 24 juillet, la décision d’abandonner le projet fut prise par le bureau du conseil. Ce dernier est composé de 10 vice-présidents en plus du maire, Mohammed Sajid.
Point de métro aérien, donc, si la décision du bureau est validée! Il cèdera alors la place au réseau de tramway, appelé à être renforcé par quatre nouvelles lignes dont la longueur totale sera de 80 Km.
Ces lignes devraient "couvrir le tout Casablanca et être opérationnelles en 2018". En effet, 2018 est le délai fixé initialement au démarrage du métro aérien.
En plus des quartiers Hay Hassani, Sbata, Ben M'sik, Aïn Sbaâ, Sidi Benoussi, Sidi Othmane, Moulay Rachid, El Fida, Aïn Chock et Lissasfa programmés dans le tracé initial, d’autres zones seront intégrées. "La mise à jour du programme initial de transport en commun prendra notamment en compte Rahma, Lahraouiyine et le Grand Stade de Casablanca", souligne Mohammed Bourrahim, vice-président.
Et d’ajouter: "nous avons jugé plus opportun d’étoffer le réseau du tramway d’autant plus qu’il a déjà montré son efficacité. L’idée est d’encourager un maximum de Casablancais à opter pour ce moyen de transport."
Toujours est-il que cette décision n’est pas encore définitive. Elle sera soumise au vote lors de la future session ordinaire de la ville.
Côté financement, un budget de 16 milliards de DH est requis pour réaliser ce projet. Le ministère de l’Intérieur a donné sa promesse de le débloquer incessamment. C’est ce qui laisse penser que l’idée d’abandonner le métro aérien émane du département de M. Hassad et non du bureau du conseil de la Ville. Des élus que nous avons contactés disent avoir été pris au dépourvu en apprenant la nouvelle par voie de presse.