La BAD prévoit 3,2% de croissance pour le Maroc en 2014
Les Perspectives économique en Afrique 2014, publiées par la Banque africaine de développement (BAD), ont été rendues plubliques lundi 19 mai à l’occasion des assemblées générales de l’institution à Kigali au Rwanda.
Selon cette étude, le Maroc doit tabler sur une croissance de 3,2% en 2014, en raison d’un repli de l’agriculture qui se justifie par un mauvais démarrage de la campagne agricole 2013/2014 en raison d’un déficit pluviométrique, des coûts de production impactés par la flambée des prix des carburants et l’impact de la fiscalisation du secteur agricole.
Le secteur secondaire devrait croitre de 4,5%, en raison d’un regain de croissance dans le secteur extractif, les industries de transformation et le BTP.
Quant au secteur tertiaire, du fait de la consolidation des performances des télécommunications, du commerce et du transport, il devrait maintenir une croissance de 5,1%.
En raison de l’importance du secteur agricole dans le PIB marocain, la croissance du pays dépendra « de la mise en place et de l’exécution des réformes en cours dans ce secteur ». De même, les exportations seront tributaires de la reprise en Europe.
Le déficit budgétaire devrait, selon la BAD, s’établir à 5,5% en 2014 (soit un aggravement du déficit par rapport à 2013 où il était de 5,3%), ce qui est plus élevé que les prévisions du FMI qui anticipent un déficit de 4,9%.
L’inflation devrait s’établir à 2,7%, en raison des effets de la décompensation partielle, ce qui reste, malgré tout, conforme à l’objectif de stabilité des prix. Quant à la dette, elle devrait poursuivre sa tendance haussière entamée depuis 2009, pour s’établir à 63% du PIB.