Les détails du pack social du gouvernement
Voici les détails du pack social du gouvernement marocain à l'occasion du 1er mai, tel qu'il a été annoncé par le ministre de l'emploi et par le ministre de la fonction publique.
> SMIG. Le ministre de l'emploi et des Affaires sociales, Abdesslam Seddiki, a annoncé que le salaire minimum dans la fonction publique sera porté à 3.000 DH nets d'impôt à partir du 1er juillet 2014, ajoutant que le SMIG dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du commerce et des services, sera augmenté de 10 pc.
Cette augmentation du SMIG, a-t-il précisé, sera réalisée en deux tranches: Une première tranche de 5 pc qui prendra effet à partir du 1er juillet 2014, alors que la deuxième tranche entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2015, a précisé le ministre dans une allocution prononcée à l'occasion du 1er mai.
[NDLR: Cette hausse en deux temps pose un problème de mode de calcul. En effet, pour le 1er juillet 2014, les choses sont claires, il s'agit de +5% sur la base actuelle. Pour le 1er juillet 2015, la question se posera: s'agit-il de 5% sur la base actuelle ou bien sur la nouvelle base? Si c'est sur la nouvelle base, le différentiel sera de 0.25 points en faveur du salarié].
> Couverture médicale. Le gouvernement a décidé de mener une étude pour élargir la couverture médicale aux parents des assurés et s'engage à tenir les réunions dans le cadre du Dialogue social de manière régulière, a poursuivi le ministre.
> Dialogues sectoriels. Le gouvernement s'engage également à poursuivre le dialogue sectoriel, en prenant en considération les spécificités de chaque secteur, tout en procédant à des consultations au sujet des grands dossiers sociaux afin d'élaborer des solutions à leur sujet.
>Accord du 26 avril 2011. Le ministre a souligné que le gouvernement aura ainsi respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord du 26 avril 2011 et qui avait porté sur l'augmentation du salaire minimum garanti dans les secteurs industriel, de commerce et des services, les salaires dans les administrations publiques et les collectivités locales et les pensions minimales dans les secteurs public et privé.
Ces engagements, qui ont coûté entre 14 et 19 milliards de DH annuellement, concernent aussi l'augmentation des quotas de promotion, le règlement définitif du dossier des retraités et des ayant droits de l'ancienne régie autonome du transport urbain à Casablanca, en plus de l'amélioration de la situation matérielle des employés de la CNSS et l'augmentation des bourses au profit des étudiants.
>Fonction publique: L'augmentation du salaire minimum concerne 73.000 fonctionnaires et autant d'employés dans les collectivités territoriales.
L'augmentation du salaire minimum dans la fonction publique, porté à 3.000 DH nets d'impôts, concerne quelque 73.000 fonctionnaires et autant d'employés dans les collectivités territoriales, a indiqué le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration, Mohamed Moubdii.
Dans une déclaration à la MAP, le ministre a indiqué que dans le cadre de la session d'avril du dialogue social, au titre de l'année 2014, une série de mesures ont été prises en vue de consolider les acquis matériels et professionnels des fonctionnaires.
Il s'agit de l'organisation des œuvres sociales des administrations publiques dans le cadre d'un nouveau système permettant d'offrir des prestations sociales (Transport, divertissement, logement, crédits pour fonctionnaires et leurs ayant-droits) sur la base de l'équité et de l'égalité des chances, a-t-il souligné.
De même, il a été décidé de réviser le système juridique relatif aux accidents de travail, aux maladies professionnelles et aux pensions d'invalidité et d'élaborer un système homogène portant sur la santé et la sécurité au travail, la médecine du travail et la prévention contre les risques professionnels, a ajouté M. Moubdii.
Le gouvernement, a-t-il poursuivi, planche sur plusieurs chantiers de réformes, à leur tête une révision globale du Statut de la fonction publique sur la base de la valorisation et la motivation des ressources humaines, avec à l'appui des critères équitables et transparents, en mettant en place des mécanismes modernes de gestion des ressources humaines, en l'occurrence la formation continue, l'évaluation du rendement, les guides référentiels des métiers et des compétences outre la définition de critères objectifs contribuant au renforcement de "l'égalité salariale".
Sur un autre registre et dans le cadre de son souci de donner corps au "principe de parité" entre hommes et femmes dans la fonction publique et à consacrer son institutionnalisation en vue de conférer une situation juste et équitable à la femme fonctionnaire, le gouvernement a lancé un important chantier visant à incorporer l'approche genre dans la Fonction publique, à travers la mise en place d'un Observatoire de suivi de l'intégration de l'approche genre dans la fonction publique, a annoncé le ministre.