Le contrat-programme entre le ministère du Transport et les auto-écoles bientôt signé
Le ministre délégué chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a annoncé lundi à Rabat, la signature prochaine d'un contrat-programme entre le ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique, et les professionnels du secteur de l'enseignement de la conduite.
Ce contrat-programme comprend 14 mesures déclinés en quatre axes portant sur le perfectionnement de la formation aux auto-écoles et de l'examen d'obtention du permis de conduire, la modernisation du parc des véhicules des auto-écoles et l'instauration des bases de la concurrence loyale dans l'exercice du métier et l'encouragement des établissements de formation à la conduite, a expliqué Kawtar Boussaid, chef du service de l'enseignement de la conduite relevant du ministère.
En prévision de la mise en œuvre du contrat-programme, a-t-elle ajouté, un comité de pilotage sera constitué pour assurer le suivi de la mise en application des mesures et évaluer la réalisation des objectifs généraux escomptés.
Ce contrat programme (2014-2016) apportera des réponses claires aux problèmes et contraintes que connait le secteur de l'enseignement de la conduite et permettra de rehausser la qualité de la formation et partant la crédibilité du permis de conduire, a souligné M. Boulif, qui s'exprimait lors d'une journée d'étude dédiée à ce secteur.
Les établissement d'enseignement de la conduite ont assuré en 2013 la formation de près de 390.000 candidats, soit plus de 1.500 par jour en moyenne, faisant état de l'octroi au cours de la même année de plus de 300.000 permis de conduire.
Le ministre a estimé que la qualité des formations des candidats et l'examen sont largement déterminants dans la valeur et la crédibilité du permis de conduire, notant que l'amélioration de ces deux éléments constitue un axe essentiel du plan stratégique d'urgence de la sécurité routière qui vise la qualification de l'élément humain, responsable pour 80% des accidents, selon les statistiques.
De leur côté, les représentants des professionnels du secteur des auto-écoles, patrons d'établissements et moniteurs, ont évoqué les problèmes du secteur, notamment le cahier des charges, le statut des moniteurs et d'autres questions d'ordre fiscal et social.
(Avec MAP)