1er mai, les négociations s'accélèrent, l'idée d'un sommet social s'impose
Après des mois d’immobilisme, le dialogue social a repris le 15 avril et s’est accéléré à partir du 25. Vendredi en fin de journée, Abdelilah Benkirane a reçu les partenaires sociaux pour une longue séance de travail. Parmi les présents, les trois syndicats frondeurs UMT, CDT et FDT.
D’autres syndicats tels que l’UGTM devaient être reçus à part, samedi ou lundi.
Ce samedi 26 avril, une réunion interministérielle était prévue toujours sur le même sujet. Lundi matin, le ministre de l’emploi dressera ce qu’il appelle “le bilan social de l'année 2013, dans les domaines de l'emploi, du travail et de la protection sociale des travailleurs“.
Le pack social du 1er mai devrait être rendu public au plus tôt lundi après midi et au plus tard mercredi.
Les discussions récentes se sont d'abord focalisées sur le Smig, avant d'aborder les autres points ce vendredi 25 avril. D’une part, Abdelilah Benkirane avait promis un Smig à 3.000 DH lorsqu’il menait sa campagne électorale. D’autre part, il a besoin des syndicats qui, même affaiblis, peuvent saborder toute réforme des retraites.
L’hypothèse d’une hausse de 10% en deux fois, a été validée en conseil de gouvernement jeudi 24 avril. Mais elle ne sera définitive que lorsqu’elle sera annoncée. Benkirane ne veut pas donner ce cadeau sans négocier une contrepartie. Or, les syndicats estiment que cette hausse est un droit et que le démantèlement passé ou à venir des subventions aux produits de première nécessité, méritait une compensation.
De plus, la CGEM a rejeté à l’avance toute hausse du Smig, pour des raisons clairement exposées dans une lettre adressée au Chef du gouvernement par Mme Bensalah Cheqroun.
Les revendications syndicales portent sur le pouvoir d’achat, les augmentations salariales, y compris dans la fonction publique, la hausse du Smig, la revalorisation des retraites, l’application du code du Travail ainsi que différentes revendications catégorielles.
Le gouvernement met en avant l’IPE (Indemnité pour perte d’emploi), l’intégration des soins dentaires dans l’AMO à compter de 2015 et enfin essaie de négocier un assouplissement des revendications contre une hausse du Smig de 10% en deux fois.
Les annonces officielles sont donc attendues au plus tard le mercredi. La hausse du Smig reste à l'ordre du jour, à un taux de 10% en deux fois, mais elle ne sera définitive que lorsqu'elle aura été officielement annoncée. L'idée de la CGEM relative à la convocation d'un sommet social ce printemps a recueilli l'accord de tous les partenaires. Il restera à la mettre en oeuvre.