Présidentielle algérienne, Bouteflika dans un fauteuil
Les élections présidentielles en Algérie ont commencé ce jeudi 17 avril, lors d'un scrutin a priori sans surprise. Le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, apparait comme le favori malgré ses ennuis de santé. Les résultats doivent être proclamés officiellement vendredi.
Ouverts depuis 08H00 (07H00 GMT), les 50.000 bureaux de vote doivent accueillir 23 millions d'électeurs, appelés à voter dans 50.000 bureaux qui ont ouvert en présence de représentants de chaque candidat. Le chef de bureau devait ouvrir les urnes transparentes pour montrer qu'elles étaient bien vides. En effet, six candidats sont en lice, dont l'ex-Premier ministre Ali Benflis et une femme, la députée trotskyste Louisa Hanoune.
La presse locale semblait déjà se résigner à une reconduction inéluctable de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat de cinq ans. "C'est juste le rideau qui tombera ce soir sur un moment de théâtralisation politique de mauvais goût", observait le quotidien El Watan, en parlant d'un "scrutin dénué de crédibilité et d'ouverture". Pour Liberté, "les véritables manouvres commenceront au lendemain du 17" avril, le scrutin en lui-même étant "dénué d'enjeux rééls".
Sur le terrain, plus de 260.000 policiers et gendarmes ont été déployés pour assurer le bon déroulement des élections. A Alger, certains policiers étaient armés de kalachnikov ou de fusils à pompe, indique l’AFP.
Abdelaziz Bouteflika, a accomplit son devoir électoral à 10H du matin sur son fauteuil roulant, à l'Ecole Cheikh Bachir El-Ibrahimi à El-Biar, sur les hauteurs d'Alger. Le président sortant souffre de séquelles d'un AVC subi il y a un an ayant réduit ses capacités d'élocution et de mobilité même après trois mois d'hospitalisation en France, n'a pas mené lui-même campagne, laissant ses proches sillonner le pays en son nom.
Le 22 février, il a annoncé sa décision de briguer un quatrième mandat après une lutte au sommet de l'Etat et malgré les doutes sur ses capacités à diriger le pays. Quarante-huit heures avant l'ouverture des bureaux de vote, il a exhorté les Algériens à se rendre aux urnes.
Le taux de participation sera en effet un des enjeux de la consultation. A la présidentielle de 2009, il était officiellement de 74,11%. Un câble de l'ambassade américaine à Alger révélé par Wikileaks l'avait cependant estimé entre 25 et 30%.
Une coalition de cinq partis d'opposition a appelé au boycott du scrutin, plaidant en faveur d'une "transition démocratique", tandis que le mouvement Barakat (Ça suffit), hostile à un quatrième mandat de M. Bouteflika, a estimé que cette élection était "un non-événement".
(Avec AFP)
Bouteflika se plaint de son adversaire Benflis au… ministre espagnol des Affaires étrangères
La diffusion d’un enregistrement secret de l'ancien l'ancien président du Haut comité d'Etat (HCE juillet 1992 -- janvier 1994) Ali Kafi, révélé par la chaîne privée algérienne KBC, a fait grand bruit.
Il porte de graves accusations contre Abdelaziz Bouteflika.
Ali Kafi est décédé en avril 2013 à Genève. Il accuse Bouteflika d’être un "voleur" et un "dictateur".
https://www.youtube.com/watch?
Sur BFM tv, Bouteflika, le candidat invisible
Pour le député européen Daniel Cohn-Bendit, il s’agit d’un président-momie.
Sur Télérama, le système Bouteflika démonté en trente mn :