CGEM. Partenariat PME-GE : Lancement prévu cet été
Le partenariat entre les PME et les grandes entreprises marocaines (GE) commencera à se mettre en place début mai pour un lancement effectif en été. Restez à l’écoute, il y aura des opportunités pour les PME sérieuses.
C’est officiel! «Le lancement de l’initiative sera entamé avec les GE fin avril/début mai, pour un démarrage de partenariat PME-GE au cours du 2e semestre 2014», nous révèle Faïçal Mekouar, président de la commission de partenariat GE-PME/PMI à la CGEM.
Au-delà des 5 modèles proposés par ce nouveau partenariat GE-PME (portage export, co-développement, sous-traitance, contrat-accord/cadre ou essaimage), les PME intéressées par cette initiative de la CGEM veulent comprendre quelle est la marche à suivre, ce qu’on leur propose concrètement parlant.
La liste initiale des GE sponsors de cette initiative comprend entre autres OCP, Managem, Cosumar, RAM, BMCE Bank, Cooper Pharma. Une liste élargie sera connue au cours des prochaines semaines.
Pour qu’une PME puisse profiter du modèle de partenariat qui l’intéresse avec une GE, elle doit se faire référencer auprès de la grande structure.
La sélection des PME éligibles à ce type de partenariat se fait, nous explique-t-on, sur la base de la transparence, de la confiance et de la visibilité de l’activité. «La PME doit savoir que ce partenariat n’est pas seulement un approvisionnement en ressources et en biens matériels et immatériels mais aussi une logique de travail collaboratif», explique M. Mekouar.
Une GE ne peut pas s’engager avec une PME qui n’a pas de modèle pérenne et qui ne peut offrir de relations durables. La PME se doit d’offrir une structure qui a une visibilité sur, au moins, le court et moyen termes «puisque la GE lui confie une partie de ses activités dans le cadre d’une amélioration continue mais aussi dans une logique innovante. C’est une responsabilité sociale pour la PME de s’engager dans ce type de relation», poursuit Faïçal Mekouar.
La logique de la procédure veut que «les GE qui vont faire partie de la phase pilote se rapprochent des PME avec lesquelles elles désirent travailler selon un modèle de partenariat adapté au besoin de tout un chacun». Un cahier des charges sera établi par la GE pour sélectionner les PME répondant à ses critères de sélection et avec lesquelles elles signeront un contrat de partenariat.
En ce qui concerne la procédure que les PME doivent suivre pour profiter du partenariat, M. Mekouar affirme qu’il faut «attendre que les GE établissent les cahiers de charges de leurs nouveaux partenariat avec les PME en question. Ensuite, la CGEM centralisera la typologie des modèles adaptés pour chacune des activités et assurera la coordination entre les parties prenantes. »
Dans le partenariat PME-GE, la CGEM joue donc un rôle d'animation et de mise en réseau. Dans un premier temps, les GE pilotes vont travailler avec les équipes CGEM pour définir les besoins qu’ils ont au sein de leur structures et les retranscrire noir sur blanc dans les cahiers des charges tout en mentionnant pour chaque modèle de partenariat les objectifs à atteindre.
«L'identification et la sélection des PME se fera en concertation entre la GE et la CGEM. La CGEM mettra en place une équipe pour piloter le déploiement avec l'aide d'un cabinet spécialisé en conseil stratégique», poursuit M. Mekouar.
Pour ce qui est des critères de choix des modèles (portage export, co-développement, sous-traitance, contrat-accord/cadre ou essaimage), la CGEM ne donne pas assez de détails et nous renvoie vers la définition académique des 5 modèles de partenariat présentés... « Les conditions seront définies au cas par cas», nous répond brièvement M. Mekouar.
Des exemples ? «Si l’activité de la PME est spécialisée dans l’export, la GE opte pour le portage à l’export. Le but étant d’accompagner la PME dans son développement à l’étranger. Idem par exemple pour le co-développement. La GE cherchera à investir main dans la main avec la PME, à développer ensemble de nouveaux produits.»
En tout cas le soutien des GE aux PME est polymorphe. Tantôt il peut l’être sous forme de formation continue ou conseil stratégique, tantôt sous forme de mise en relation avec d’autres structures à l’étranger partageant une activité similaire à celle de la PME.
Par contre, lorsque nous évoquons le côté financier du partenariat, M. Mekouar rebondit : «L'objectif du partenariat n’est pas basé sur du parrainage, il s’agit de la construction d une relation win-win. Cependant, il est possible d'envisager un soutien financier, comme par exemple une participation dans le capital de la PME…», conclut-il.