Le souk municipal de Sidi Maarouf sera détruit et reconstruit
Parmi les points approuvés jeudi 27 mars, lors de la session ordinaire du Conseil de la ville figure un projet qui, quoi qu’il n’ait provoqué aucun débat, annonce une nouvelle politique de gestion des marchés traditionnels. La restructuration du souk municipal de Sidi Maârouf dépendant de l’arrondissement de Aïn Chok.
Le marché sera d’abord détruit et reconfiguré, abritera quelque 140 locaux commerciaux ainsi que des bureaux. Le coût global n’est pas indiqué mais un montant de 8,4 millions de DH sera prélevé sur le budget de la Ville, auxquels s’ajouteront des crédits ouverts au titre du budget de la Région pour 14 millions de DH. La Commune urbaine, la région, l’arrondissement et le Conseil d’arrondissement de Ain Chok devront mettre la main à la pâte.
La gestion du marché incombera à la Commune urbaine, qui fournira un terrain, d’une superficie de 1.320 m², comme il lui incombe aussi le suivi de l’état d’avancement des travaux. Le délai ? 12 mois.
Dans un document du Conseil de la ville, dont Médias 24 détient une copie, on précise que le partenariat entre les parties prenantes citées plus haut, acté jeudi, prendra effet dès que la réalisation du projet aura pris fin.
Autre point important : les marchands ambulants, qui officient actuellement autour du souk, ne seront plus tolérés. Selon le document du Conseil de la ville, qui ne précise pas toutefois la démarche qui sera suivie, l’arrondissement se chargera du suivi et de l’organisation de l’activité commerciale à l’intérieur du marché. Le partenariat, explique le texte, sera suivi et mesuré à travers des indicateurs qui seront adoptés.
Ce projet, s’il se concrétise, sera probablement généralisé sur l’ensemble des marchés traditionnels qui n’obéissent souvent à aucun contrôle. Cela dépendra également de la manière dont on s’attaquera à problématique des marchés ambulants. (par Bilal Mousjid)