Un coup de théâtre dans l’affaire Belliraj: La justice belge demande un non-lieu
Selon le quotidien le Monde, il s’agit «d’un des plus vastes et mystérieux dossiers de terrorisme islamiste». Pourtant, l’affaire Abdelkader Belliraj, le maroco-belge suspecté dans l’assassinat en 1989 du docteur Wybran, l’ex-président du Conseil Consultatif des organisations juives de Belgique, prend un tournant inattendu devant la justice belge. Le parquet fédéral réclame en effet un non-lieu dans cette affaire opaque. L’accusé avait avoué les crimes devant la police marocaine avant d’être incarcéré en 2008 et condamné deux ans plus tard à la réclusion à perpétuité pour appartenance à une organisation terroriste.
La justice belge évoque de nombreux meurtres non élucidés, malgré des années d’enquête et 45.000 pages de dossiers, précise laRTBF. Malgré les investigations, le parquet fédéral n’établit pas de lien suffisant entre les assassinats et Belliraj. Un argument qui pousse la justice à classer l’affaire, entraînant l’incompréhension totale des proches des victimes.
Pour Michelle Hirsh, avocate de la famille du docteur Wybran, les charges contre le Belgo-marocain sont plus que suffisantes. Classer l’affaire soulève à cet effet de nombreuses interrogations, d’autant que le dossier n’est pas arrivé à échéance. Il reste encore 5 ans avant la prescription, souligne-t-elle.
Quant à l’accusé, Abdelkader Belliraj, il s’agit d’un personnage trouble, présumé terroriste d’une part et suspecté d’avoir collaboré avec la sûreté nationale belge d’autre part.