Affaire Zaz : 12 personnes chez le procureur
A l’heure où nous mettons en ligne, Karim Zaz et 11 autres interpellés sont actuellement dans le bureau du procureur du Roi près du tribunal de 1ère instance de Casablanca. Ce mercredi vers 14 heures, le parquet livrera son verdict : le dossier est soit transféré à la chambre criminelle de la Cour d’appel soit chez le juge d’instruction.
Contrairement à ce qui a été écrit ailleurs, les interpellés ont reçu des convocations de la BNPJ pour un rendez-vous fixé à lundi 3 mars. Arrivés dans les locaux casablancais de la brigade, ils ont été placés en garde à vue.
Depuis ce mercredi matin, dès 9 heures, ils sont auditionnés par le procureur du roi. Selon des sources proches du dossier, les motifs d’accusation portent sur l’association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’Etat, vol qualifié et escroquerie.
Les plaintes ont été déposées par Wana Corporate en juin 2013 sous motif de détournement de trafic international. De source sûre, «Karim Zaz n’a jamais fait l’objet d’une plainte. Il n’a été appréhendé que suite à l’enquête diligentée par la BNPJ et à celle préliminaire du procureur général».
Méthode utilisée : le procureur général avait donné instruction pour la mise en place d'écoutes téléphoniques et d’un rapprochement de SMS.
Selon un proche du dossier, jusqu’à présent, Karim Zaz a nié son implication dans cette affaire. Et que sa défense revendiquera «l’illégalité des écoutes téléphoniques et du rapprochement des SMS». Nous reviendrons sur ce dossier dans les heures qui suivent.