En 2013, le Maroc a exporté 12.500 tonnes de légumes et fruits bio
La production biologique a été au centre des travaux d'un atelier organisé, jeudi à Meknès, à l'initiative de l'Association marocaine de la filière des productions biologiques (Amabio). En 2013, la superficie réservée à cette filière a atteint plus de 5.000 ha.
En 2013, selon un document de l'Amabio, la production de la filière biologique est estimée à 50.000 tonnes. Durant les cinq dernières années, le volume des productions a connu une hausse de 50%.
Selon la même source, les exportations marocaines en la matière s'élèvent à 12.500 tonnes composées essentiellement de légumes et fruits frais, alors que les produits industriels constituent 25% du volume global des exportations.
Lors d’un atelier organisé par l’Amabio, en partenariat avec l'Ecole nationale d'agriculture de Meknès et la direction régionale de l'agriculture (DRA), cette rencontre a constitué une occasion pour les organisateurs de présenter les dernières statistiques de cette filière et le cadre juridique relatif à la production biologique. L’atelier a été également l’occasion de débattre des problèmes qu'affronte ce type de production et de ses perspectives de développement au niveau de la région de Meknès-Tafilalet.
Pour le directeur régional de l'agriculture, Kamal Hidane, qui s'exprimait à l'ouverture de cet atelier, la production biologique reste faible au niveau de la région en comparaison avec d'autres régions du Maroc comme celles de Marrakech ou du Souss, qui regorgent de productions naturelles.
La DRA a œuvré en coordination avec les élus et les organisations professionnelles à la conversion d'environ 14 ha d'oliviers et de près de 100 ha de dattiers en culture biologique, outre la mise en place d'un programme ambitieux pour le développement de cette filière, à travers la conversion de certaines arboricultures et productions des oasis en productions biologiques comme le pommier, le cerisier et le miel, a fait savoir le responsable.
Pour sa part, le vice-président de l'Amabio, Abderrahmane Lahmer, a appelé à l'usage des moyens de prévention naturels pour renforcer les productions agricoles.
De son côté, le directeur de l'Ecole nationale d'agriculture de Meknès, Toufiq Benziyane, a souligné l'importance que revêt actuellement l'agriculture biologique à l'échelle mondiale eu égard à ses multiples vertus et retombées notamment sur la préservation de l'environnement, des ressources naturelles, de la diversité biologique et également sur la santé de l'Homme.
L’intervenant a également mis le point sur les potentialités dont dispose le Maroc dans ce domaine et l’importance particulière accordée à cette filière, notamment, la promulgation de la nouvelle loi relative à la production biologique et l'organisation des professionnels.
Rappelons qu’en 2011, un contrat programme a été signé entre le gouvernement et l’association d’un montant de 1,121 milliard de DH.
Les objectifs du contrat-programme à l’horizon 2020 sont :
- Atteindre une superficie globale en agriculture biologique de l’ordre de 40.000 ha pour une production de 400.000 tonnes dont 60.000 tonnes destinées à l’exportation et 8.460 T de production animale ;
- Créer 9 millions de journées de travail soit l’équivalent de 35.000 emplois permanents ;
- Générer un montant global en devises équivalent à 800 millions DH ;
- Accroitrela consommation des produits biologiques au niveau national ;
- Mettre en place un cadre législatif et réglementaire régissant la production biologique.
L’Etat s’engage, entre autres, à soutenir une partie des coûts de la certification des produits biologiques et à contribuer au renforcement de la recherche appliquée et l’encadrement technique des petits et moyens producteurs à titre individuels ou organisés.
(Avec agences)