La FNPI lance officiellement son label immobilier Iltizam
Cette certification récompense les programmes immobiliers qui respectent les quatre grands critères arrêtés par le comité d’octroi du label. Ils portent sur des exigences réglementaires et légales, techniques et normatives, de santé et de sécurité.
Le projet qui a occupé la FNPI (Fédération nationale des promoteurs immobiliers) durant toute l’année écoulée vient d’être bouclé, et lancé officiellement.
Une cérémonie regroupant tous les intervenants : promoteurs, certificateurs, pouvoirs publics, auditeurs… a été organisée mercredi 29 janvier afin de donner le coup d’envoi au label, baptisé Iltizam (engagement).
L’objectif premier de la mise en place de ce label est d’instaurer un climat de confiance entre les acquéreurs et les promoteurs immobiliers. Et pourquoi pas arriver à redynamiser un secteur en crise, depuis trois ans.
Quatre grands critères entrent en jeu pour l’obtention du précieux sésame.
Transparence et respect de la réglementationet des exigences légales sont requis. S’y ajoutent des exigences d’ordre normatif et technique. Le volet santé et sécurité n’est pas omis. Les efforts consentis en matière d’innovation et de développement durable sont eux-aussi pris en considération.
Peu importe la taille de l’entreprise. Tout promoteur immobilier a le droit de demander à labéliser son produit. Mêmes les logements sociaux conventionnés peuvent prétendre au cachet Iltizam.
Toutefois, la FNPI reste discrète sur le coût de la labellisation. «Il est scindé en deux. Une partie doit être versée directement aux certificateurs. L’autre partie relative aux frais de gestion du label revient à la FNPI», se contente-on de préciser à la Fédération.
A combien se chiffrent ces rémunérations? «Elles représentent très peu si on les rapporte au coût global du projet», répond laconiquement un membre de la FNPI.
Selon nos informations, les certificateurs ont arrêté leurs honoraires à 7.000 DH par jour et par homme. La FNPI quant à elle réclame une rémunération qui va de 25.000 DH à 200.000 DH. La fourchette est très large car le montant dépend aussi bien de la typologie du logement que du nombre d’unités prévues dans le programme immobilier.
Ces frais doivent être engagés pour chaque nouveau programme immobilier.A ce sujet, il faut savoir que le label est accordé au produit et non au promoteur immobilier. Il peut aussi être retiré en cas de non-respect des engagements soulignés dans le cahier des charges.
En effet, le même comité qui octroie le label a le pouvoir de le suspendre. Ce comité est composé du président de la FNPI, de représentants des ministères de l’Habitat et de l’Urbanisme, du président de la commission label et RSE à la CGEM, du président de l’Association nationale des consommateurs, d’un expert indépendant, d’un représentant de l’ADEREE (Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique) ainsi qu’un représentant de l’ordre des architectes.