Le déficit budgétaire 2013 ramené à 5,4% du PIB selon les Finances
Le ministère des Finances publie les résultats provisoires de l’exécution de la Loi de Finances 2013 qui font ressortir une amélioration des indicateurs relatifs aux finances publiques. Le déficit budgétaire est estimé à 5,4% du PIB contre 7,3% un an auparavant.
Mohamed Boussaid, fraichement nommé, avait fait du redressement des finances publiques, même sur le très court terme, un objectif prioritaire. Il a tenu à boucler l’année sur le meilleur score possible. A la mi octobre, une cellule de veille a été créée pour essayer de peser sur les charges et de stimuler les recettes. Parmi ses réalisations, une compression des dépenses et une amélioration du recouvrement des créances de l’Etat. Notons également que le contrôle fiscal a dépassé nettement ses objectifs (+12%), s’établissant à 9 milliards de DH de recettes, avec une accélération en fin d’année, un record historique.
Les résultats provisoires de l’exécution de la loi de finances 2013 font ressortir un niveau de déficit équivalent à 5,4% du PIB contre 7,3% un an auparavant, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des finances. Cette amélioration conséquente du déficit budgétaire est due à la fois aux recettes et aux dépenses.
Des dépenses ordinaires en net recul
L’évolution des dépenses a été caractérisée par une baisse des dépenses ordinaires de 3,1% en lien dans une large mesure à la réduction des charges de la compensation et à une rationalisation des autres dépenses de fonctionnement.
Les dépenses réalisées ont été en ligne avec les prévisions initiales avec un taux de réalisation de plus de 99,5%. Ce rythme d’exécution a concerné la presque totalité des rubriques de dépenses.
Pour leur part, les recettes ont été caractérisées par:
- Une baisse des recettes fiscales de 1,6% attribuable principalement au recul des recettes au titre de l’impôt sur les sociétés. Ce recul a été partiellement compensé par l’augmentation des recettes de la TVA et des droits d’enregistrement et de timbre.
- Une amélioration des recettes non fiscales grâce au bon comportement des produits en provenance des établissements et entreprises publics et à la mobilisation des dons auprès des pays du Conseil de la Coopération du Golfe.
Les recettes ont été réalisées à hauteur de 97,2%.
Amélioration du solde ordinaire
Le solde ordinaire s’est amélioré d’environ 9,6 milliards de DH passant de près de -14 milliards de DH à fin 2012 à -4,4 milliards de DH à fin 2013.
L’encours de la dette du Trésor a enregistré une légère augmentation pour se situer aux alentours de 62,5% du PIB contre 59,6% à fin 2012.
Des réserves de change qui représentent 4 mois et 10 jours d’importations
Sur le plan extérieur, les réserves internationales de change nettes ont connu en 2013 une inversion de tendance, après les ponctions successives enregistrées depuis 2010. Leur montant a atteint 150,3 milliards de DH, soit l’équivalent de 4 mois et 10 jours d’importations de biens et services. Cette performance a été réalisée grâce à :
· La réduction du déficit commercial
· La progression importante des investissements directs étrangers
· L’intensification de la mobilisation des financements extérieurs concessionnels auprès de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Pour 2014, le ministère de l’Economie et des finances maintient ses prévisions autour de 4% sur la base d’une année agricole moyenne. Ce taux de croissance permettra, selon le ministère, la stabilisation du taux de chômage à son niveau actuel qui est autour de 9%.