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ECONOMIE

Déficits publics: 2013 mieux que prévu, pire que voulu

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée le mercredi 8 janvier, Mohammed Boussaïd, ministre de l’Economie et des finances, a dressé le bilan de l’exercice fiscal 2013 et donné les grandes lignes de la loi de Finances 2014.  

Déficits publics: 2013 mieux que prévu, pire que voulu
Mélanie Xuereb
Le 8 janvier 2014 à 17h05 | Modifié 8 janvier 2014 à 17h05

L’année 2013 a été marquée sur le plan international par un contexte de croissance nulle, voire négative, des principaux partenaires commerciaux, et sur le plan national par plusieurs mois de crise politique.

Cependant, le Maroc a connu une croissance soutenue proche des 5% en raison des performances exceptionnelles du secteur agricole. Malheureusement, la corrélation qui existe généralement entre croissance économique et croissance des recettes fiscales n’est pas évidente au Maroc – notamment en raison de la défiscalisation du secteur agricole.

L’année 2013 a été difficile mais le cap a été maintenu

Les bonnes performances de l’économie ne se retrouvent donc pas dans celles des recettes fiscales (qui étaient en baisse de 1,8% à fin novembre par rapport à novembre 2012, selon le dernier bulletin de la TGR et qui sur la totalité de l’année ont été conformes aux prévisions selon le ministre).

Du côté des dépenses, après les dérapages budgétaires enregistrés en 2012 du fait notamment de la hausse des prix des matières premières importées, la loi de Finance se voulait plus restrictive et fixait un objectif de déficit budgétaire de 5,5%.

En dépit de moindres performances qui laissaient craindre un nouveau dérapage budgétaire pour l’année 2013, le gouvernement a réussi à redresser la barre pour atteindre l’objectif fixé dans la loi de Finances grâce à la mise en œuvre de mesures d’urgence à compter d’octobre 2013. Ces mesures comprennent notamment la mise en place d’un comité de veille, la rationalisation des dépenses ou encore l’amélioration du recouvrement dans le cadre de l’application de l’article 10 de la LF 2013 qui a permis de recouvrer 3,4 milliards de DH. L’endettement du pays devrait donc pouvoir se maintenir au niveau prévu par la LF 2013, à savoir 62,5% du PIB.

Les bonnes performances de l’économie, notamment du secteur agricole, et la détente observée sur les prix des matières premières, notamment du pétrole, ont permis d’inverser l'évolution du déficit courant de la balance des paiements qui devrait se réduire à 7,7% du PIB après 9,7% en 2012.

Enfin, l’inflation a été maîtrisée à 2%, préservant ainsi le pouvoir d’achat de la population marocaine.

Selon les propos du ministre, le Maroc est sur de bons rails et, malgré une crise internationale qui dure, il parvient à trouver des opportunités, notamment grâce à la stratégie résolument tournée vers l’Afrique qu’il a adoptée et qui est maintenant reconnue par ses partenaires.

2014, une année abordée avec sérénité et optimisme

La loi de Finances 2014 est fondée sur une prévision de croissance de 4,2%, en ligne avec les estimations du FMI selon lesquelles la croissance devrait approcher les 4%. Le gouvernement s’engage dans un processus de réduction progressive du déficit budgétaire, avec un objectif de 4,9% pour 2014 et un objectif de moyen terme de 3,5% en 2016. De même, le déficit courant devra être ramené à moyen terme à 5% du PIB. Ces objectifs seront atteints autant par une rationalisation des dépenses que par une amélioration des recettes, notamment par l’élargissement de l’assiette et la suppression des niches fiscales.

La LF 2014 prévoit des mesures de soutien à la population pour le renforcement de la cohésion sociale et à l’emploi, sans oublier l’appui aux entreprises et à l’investissement. Parmi les mesures phares de cette loi on peut notamment retenir :

-          L’allocation de 35 milliards de DH à la compensation des prix de certaines matières premières ;

-          L’enveloppe de 1,7 milliards de DH allouée à la seconde phase de l’INDH ;

-          L’allocation de 2,8 milliards de DH pour le deuxième programme national de routes rurales ;

-          L’augmentation du nombre de boursiers de 216 000 à 230 000 ;

-          Le renforcement des crédits réservés à l’achat des médicaments et des produits pharmaceutiques qui atteignent ainsi 1,2 milliards de DH ;

-          Une enveloppe budgétaire de 500 millions de DH pour la mise en œuvre de l’indemnité pour la perte d’emploi ;

-          L’institution d’un régime fiscal de l’auto-entrepreneur ;

-          La réservation de 20% de la commande publique pour les PME ;

-          L’institution de la procédure de remboursement du crédit de TVA, avec une priorité accordée aux PME ;

La part du budget de l’Etat consacré aux secteurs sociaux atteint 53% tandis que les crédits ouverts pour l’investissement s’élèvent à 186 milliards de DH, soit 6 milliards de plus qu’en 2013, auxquels s’ajoutent les 17,5 milliards de crédits reportés.

 


 

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Tags : coronavirus
Mélanie Xuereb
Le 8 janvier 2014 à 17h05

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