Après la Pologne, Fagor dépose le bilan en France

Le fabricant d'électroménager FagorBrandt, filiale française du groupe espagnol Fagor, qui emploie 1.800 salariés, dépose son bilan et demande sa mise en redressement judiciaire, a annoncé mercredi la direction à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE).
"FagorBrandt a annoncé son intention de déposer une cessation de paiements avec placement de l'entreprise sous protection judiciaire", a déclaré à l'AFP Thierry Léonard, directeur général de FagorBrandt. La demande sera déposée d'ici à jeudi soir au tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine), a-t-il précisé."La mise en redressement judiciaire doit permettre à FagorBrandt de poursuivre sa recherche de solutions visant la continuation de son activité tout en préservant au mieux l'emploi, les intérêts de ses fournisseurs et de ses partenaires", a dit M. Léonard en faisant état de "marques d'intérêt" qui se sont manifestées, sans plus de précision.
La décision de FagorBrandt a été soumise à l'avis des organisations syndicales, qui ont toutes voté contre.Les jours de FagorBrandt étaient comptés depuis que la coopérative basque Mondragon a renoncé, il y a une semaine, à sauver le groupe (5.700 emplois en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine). En pré-dépôt de bilan depuis le 16 octobre, Fagor est asphyxié par une dette de 800 millions d'euros.La filiale polonaise a été la première à déposer le bilan.