Le CRDH veut promouvoir les valeurs humaines dans les médias
La Commission régionale des droits de l’Homme de Casa-Settat a organisé, jeudi 10 octobre, une réunion de travail avec la presse. L’objectif est de promouvoir les valeurs humaines à travers l’implication de tous les acteurs, dont les médias, qualifiés d’acteurs clé.
Des programmes de formation destinés aux journalistes sont prévus dans un avenir proche.
Insistant sur le fait que les rôles, à la fois de la commission et des médias, résident dans la dénonciation des violations des droits de l’Homme, Soumicha Riahi, présidente du conseil a appelé à plus d’implication des journalistes, «les informations journalistiques constituent pour nous un radar pour la détection des abus», déclare la présidente.
Une autre question occupe l’attention de la commission: «les journalistes sont-ils conscients de la dimension droit-de-l’Hommiste de l’information transmise?» Sans prétendre y répondre, le CRDH prévoit des programmes de formations destinés aux journalistes.
Pour le moment, aucune date, ni calendrier n’est programmé, mais à en croire les déclarations des membres du conseil, les ateliers se multiplieront dans les prochains jours.
Par ailleurs, cette rencontre a été aussi l’occasion de dresser le bilan des avancées du Conseil national des droits de l’Homme en matière de liberté de la presse. Sans parler expressément de l’affaire Anouzla, la commission a fait savoir qu’elle s’oppose catégoriquement à la détention des journalistes, et insiste sur la nécessité de revoir les amendes, que le conseil juge disproportionnées, de manière à ce qu’elles ne conduisent pas à la fermeture des supports journalistiques.
Le CNDH insiste également sur la présomption de bonne foi dans l’interprétation des articles.
En plus, concernant le droit d’accès à l’information, Mustapha El Iraqi, membre du CRDH, a présenté les 5 recommandations de l’instance: «actualiser les informations dans les sites électroniques des différentes institutions de l’administration publique, simplifier la procédure d’accès à l’information et limiter les exceptions au droit d’accès à l’information notamment celles en relation avec la défense et la sécurité nationale, et ce par des textes précis. Il faut également assurer l’indépendance de la commission en charge de l’élaboration du nouveau code de la presse, et finalement, l’accès à l’information ne doit pas être très onéreux.»
En organisant cette rencontre, première du genre entre la commission et la presse, le CRDH espère, à terme, sensibiliser l’ensemble des médias nationaux à l’approche des droits de l’Homme dans le traitement de l’information.