Billet: Bassima Hakkaoui ou le mini «se taire» de la femme.
Fidèle à sa réputation, le ministère de Bassima Hakkaoui a du mal à communiquer. Récit côté cour d’une tentative de reportage autour d’une réunion sur la parité hommes-femmes.
En effet, il s’est tenue ce vendredi 13 (sans superstition aucune) au siège de la primature à Rabat, une réunion de travail des délégations ministérielles en charge du suivi et de l’application du plan ICRAM pour la parité hommes-femmes, présidée, naturellement, par le premier homme du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Un communiqué nous avait été adressé plus tôt dans la journée, et nous avions tenu à couvrir cette réunion. Nous avons donc contacté le secrétariat du ministère de la solidarité et de la femme auprès duquel nous avons confirmé notre présence… Jusque là, tout va bien.
Nous nous sommes donc rendus au siège de la primature 20 minutes avant l’heure indiquée, question d’accomplir les quelques formalités d’usage. Sur place, à l’entrée du Mechouar, un agent de sécurité nous interpelle, et nous fait savoir que nous ne figurons pas dans la liste des organes de presse invités, à notre grande surprise !
Nous rappelons donc la responsable de la communication du ministère qui avait, quelques heures plus tôt, validé notre présence. « Bip, bip, bip… », nous répond son téléphone personnel. Du côté du standard du ministère, une responsable décroche. Nous lui expliquons le problème et lui demandons humblement d’y remédier ; le silence radio qui s’en est suivi n’avait rien de reposant ! Entre temps, nous sommes restés là, à la porte de la grande allée, à contempler les arbres et la muraille dominante de Bab Soufara.
Il est 18h55, l’heure à laquelle la chargée de communication nous a rappelé pour nous informer que « malheureusement, la séance de travail est levée ». On s’en doutait un peu.
Il est à noter que la réunion a débuté à 18h, elle aura donc duré, en tout, 55 minutes que les représentants des différents ministères se sont maigrement partagées. De quoi a-t-on bien pu parler si nous supposons que les intervenants se sont épargnés les longs salamalecs ?