Après la colère, l’indignation. Aujourd’hui aura lieu la levée du corps d’Ismaila Faye. Le consulat général du Sénégal a accompli toutes les démarches administratives nécessaires pour le rapatriement de la dépouille du défunt.
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Le 19 août 2013 à 13h14
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Modifié 19 août 2013 à
13h14
La levée du corps aura lieu aujourd’hui, et un rassemblement est prévu à la morgue de Bab El Had à Rabat à partir de 16h. Par ailleurs, une manifestation à l’échelle internationale sera organisée le 14 septembre prochain.
Après plusieurs jours d’attente, les services de médecine légale ont enfin fixé la date de la remise du corps au service diplomatique sénégalais afin qu’il soit transféré, la levée aura lieu aujourd’hui à 16h.
Une marche de deuil indignée
Ousmane Ba, président du collectif de la communauté subsaharienne au Maroc, dénonce «les négligences qu’a connues cette affaire. En effet, un certain laxisme est à déplorer au moment des faits ; le tueur aurait pu être appréhendé sur le champ par la police qui était largement déployées dans la gare, mais cela n’a pas été fait». Il ajoute aussi que «lorsqu’il s’agit d’agressions contre des ressortissants subsahariens, les plaintes ne sont souvent pas prises en compte par les services de police ou de gendarmerie». De ce fait, le rassemblement porte un message clair : il faut mettre fin à l’impunité des crimes racistes.
Cette mobilisation connaîtra la participation de plusieurs associations. Au moment où nous publions ces lignes, nous apprenons que plus de dix organisations ont déclaré avoir l’intention d’assister au rassemblement, parmi elles figurent un syndicat, des collectifs, en plus de plusieurs associations : l’AMDH, l’association lumière sur l’émigration clandestine, l’association des ressortissants sénégalais du Maroc, ATTAC, le CCSM, le réseau Chabaka, Gadem, l’ODT immigrés, SOS Migrants.
Par ailleurs, Ousmane Ba nous informe qu’il se tiendra, le 14 septembre prochain, un évènement d’une ampleur internationale. Un appel à manifester est lancé à Dakar, à Rabat et dans plusieurs capitales européennes, pour pointer du doigt la situation délicate de la communauté subsaharienne dans les pays du Maghreb, dont le Maroc. Mot d’ordre : stop au racisme !
Pour rappel, plusieurs cas d’abus ont été révélés par la presse et par certaines ONG ces dernières semaines au royaume. Outre l’affaire Ismaila Faye, les cas Tina Milon qui accuse des éléments des forces de l’ordre de l’avoir violée, et le décès Toussaint-Alex Mianzoukouta, le congolais qui aurait été éjecté d’un fourgon de police, sont toujours présents dans les esprits.
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