L’allégement du déficit commercial se poursuit
Durant les sept premiers mois de 2013, le déficit commercial s’est allégé de 5,1%. La balance commerciale à fin juillet est donc déficitaire de 113 milliards de DH. C’est ce que révèlent les chiffres publiés cette semaine par l’Office des changes.
Le déficit commercial du Maroc s’allège au fil des mois. C’est une bonne nouvelle mais on ne peut pas s’en féliciter non plus. Parce que si la balance commerciale reprend des couleurs, ce n’est pas tant grâce aux produits compétitifs que le Maroc a essayé de développer, mais plutôt grâce au recul des achats de produits pétroliers.
Sur les 7 premiers mois de 2013, la facture énergétique à l’importation a baissé de près de 9%, soit près de 5,5 milliards de DH de moins qu’à la même période l’année précédente. Elle s’est chiffrée à fin Juillet à 55,6 milliards de DH. Une baisse de dépenses bienvenue, due à la chute du cours du pétrole cette année mais qui témoigne aussi d’un ralentissement de l’activité industrielle du Maroc.
Les produits énergétiques en plus des biens d’équipements -pièces détachés pour véhicules industriels et moteurs à piston essentiellement- et les demi-produits –Ammoniac, papiers et cartons- représentent les trois quart de la facture des importations. Les importations des biens d’équipement ont augmenté de 7% à 46,5 milliards de DH, ceux des demi-produits, avec une progression de 2,9%, ont atteint les 47,5 milliards de DH.
Au total, les importations ont baissé de 3,5% pour se chiffrer à 220 milliards de DH à fin Juillet. Soit un recul de 8 milliards.
Malheureusement, si les importations ont reculé, les exportations elles aussi ont accusé une baisse de 1,7% pour s’établir à 107 milliards de DH, soit 1,8 milliard de moins que la même période l’année précédente. Cette baisse est due essentiellement au recul des ventes du phosphate. Les exportations du phosphate et dérivées sont en baisse de 18%. Cinq milliards de DH de moins pour nos recettes.
Le textile ne se redresse pas. Les importations du secteur ont baissé de 3,8% à fin juillet à 19,5 milliards.
En revanche, bonne nouvelle pour le secteur de l’automobile, une progression des recettes de 18,4% à 17,4 milliards de DH. Grâce au câblage et la construction. Et la tendance promet de se poursuivre puisque le Maroc fabriquera désormais des pièces plus complexes et à plus forte valeur ajoutée.
Les entrées en devises des touristes ont également baissé. Un recul d’un milliard pour se chiffrer à 29,8 milliards de DH.
En revanche, les recettes des marocains résidents à l’étranger n’ont pas flanché. Les recettes sont quasi stables par rapport à l’année précédente, elles sont de l’ordre de 32 milliards de DH à fin juillet.
Les investissements directs étrangers en revanche sont le maillon fort pour cette année. Ils ont augmenté de 26% à 19 milliards de DH, même si dans ce montant, sont compatibilisées des cessions d’actifs comme la Centrale laitière ou des achats immobiliers.