Plusieurs tentatives pour faire juger Daniel Galvan en Espagne
En Espagne et au Maroc, plusieurs acteurs de la société civile et du droit, espèrent pouvoir faire juger Daniel Galvan en Espagne.
C’est le portail Andalus Press qui l’a révélé : un avocat marocain, Mohcine Hicham, qui fait partie de l’organisation «Avocats sans frontières», va engager des poursuites contre Daniel Galvan, le ressortissant espagnol libéré au Maroc après avoir été condamné pour pédophilie. La même source indique que les poursuites seront engagées devant l’Audiencia National, la plus haute juridiction pénale espagnole.
En Espagne, le Vice-Secrétaire général du PSOE, Elena Valenciano, a demandé des explications au gouvernement sur ??la libération de Daniel Galvan.
Au parlement, le PSOE pose une question orale au ministère des Affaires étrangères, cette libération provoquant selon la presse locale, une énorme indignation. Elle demande entre autres quel est le département qui a demandé la grâce du pédophile.
Le porte-parole socialiste à la commission des affaires étrangères, a déploré qu'une personne comme Galvan ait été graciée, un fait que, à son avis, est «extrêmement grave», «exige une explication immédiate et d’agir avec la plus grande célérité pour corriger cette erreur».
Au Maroc, le communiqué du cabinet royal a été diversement accueilli. Najat Anouar, présidente de l’association «touche pas à mon enfant», l’a trouvé audacieux. D’autres sources, si l’on en juge par les réseaux sociaux, le trouvent insuffisant.
Seuls deux partis politiques avaient réagi, avant la diffusion du communiqué : le PAM et le PPS qui ont demandé tous les deux l’ouverture d’une enquête. Le PJD est resté silencieux, mais à titre individuel, l’un de ses dirigeants s'est montré plus critique vendredi soir, en marge de la manifestation de Rabat: "Il faut reconnaître que la grâce de ce pédophile était une faute", a dit à l'AFP le député Abdelali Hamieddine.
Les demandes de faire juger Daniel Galvan en Espagne sont massivement relayées sur les réseaux sociaux.